Cinema
L’Angleterre victorienne au cinéma – festival « The way we were » au Musée d’Orsay

L’Angleterre victorienne au cinéma – festival « The way we were » au Musée d’Orsay

03 décembre 2011 | PAR Emma Letellier

Du 2 décembre au 30 décembre 2011, l’auditorium du musée d’Orsay a programmé le festival « The way we were », l’Angleterre victorienne au cinéma. Pendant quatre semaines, l’auditorium propose quatre cycles de projections consacrées à la représentation de l’Angleterre victorienne par les cinémas anglais et américain.

Terre d’immigration, les Etats Unis comptent parmi les artistes d’Hollywood de nombreux producteurs originaires d’Europe, désireux d’anoblir ce septième art en plein essor.  A l’instar des cinéastes anglais qui puisent dans leur fond historique et culturel, Hollywood va s’intéresser à la littérature anglaise et ce dont elle s’inspire : l’Angleterre de la deuxième moitié du XIXè siècle. La société victorienne, en pleine révolution industrielle est le théâtre de tensions entre un monde rural en mutation et une démographie urbaine qui explose, le souvenir d’une société solidaire et la montée d’un capitalisme balbutiant. Londres notamment, reçoit alors les contours que nous lui connaissons, où se croisent des classes sociales que tout oppose, métropolitains et gens des colonies.

Du 2 décembre au  4 décembre, l’auditorium présente un cycle autour des écrivains anglais de l’époque victorienne : Oscar Wilde et Le portrait de Dorian Gray, Rudyard Kipling et Le livre de la Jungle, Robert Louis Stevenson et Dr Jekyll et Mr Hyde, Georges Bernard Shaw avec Pygmalion. Les œuvres d’Albert Lewin, Ernst Lubitsch, Anthony Asquith, Zoltan Korda et Rouben Mamoulian sont donc à l’affiche ce week-end.

Du 9 décembre au 11 décembre, les films de  Gregory Ratoff Oscar Wilde, John Ford How green was my valley, Michael Powell Gone to Earth (La Renarde) et Black Narcissus ainsi que Zoltan Korda The four Feathers (Les quatre plumes blanches) constitueront un deuxième volet du festival, consacré à une présentation du puritanisme et de l’hypocrisie de cette société victorienne ainsi qu’à un voyage dans l’empire colonial britannique.

Du 16 au 18 décembre,  les films projetés s’organiseront autour de l’envers mystérieux et inquiétant de cette Angleterre embrumée, des tréfonds londoniens et des décadences bourgeoises et aristocrates. Jack l’éventreur (The Lodger) de John Brahm, The Private Life of Sherlock Holmes de Billy Wilder, The Ghost and Mrs Muir de Joseph L. Mankiewicz, The Innocents de Jack Clayton ainsi que Gaslight de Thorold Dickinson sont programmés.

Enfin du 27 décembre au 30 décembre, pendant les vacances scolaires, une série de films sera consacrée à l’adaptation au cinéma de l’œuvre de Charles Dickens, dont le bicentenaire de la naissance sera célébré en 2012. Scrooge, Oliver Twist, David Copperfield et Great Expectations ( Les grande espérances) seront projetés en après-midi afin que petits et grands puissent profiter de ce formidable parcours à travers les âges et l’histoire.

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Emma Letellier

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