Cinema

L’agenda cinéma de la semaine du 11 octobre

L’agenda cinéma de la semaine du 11 octobre

11 octobre 2017 | PAR Sarah Reiffers

Un vent de fraicheur souffle sur la planète cinéma: cette semaine, quatre de nos six films sélectionnés sont réalisés et écrits par des femmes. Qu’elles soient reines couronnées par Hollywood ou parfaites inconnues, elles nous livrent des films engagés et innovants, qui résonnent tout particulièrement avec l’actualité. On y court sans cacher notre plaisir.

Detroit, de Kathryn Bigelow

Après Démineurs et Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow, première femme à avoir reçu l’oscar de la meilleure réalisatrice, revient avec Detroit, un film coup-de-poing sur les émeutes de l’été 1967. Tensions raciales et violences policières sont au cœur de ce drame d’actualité. Avec un casting quatre étoiles, que nous avons eu le plaisir de rencontrer.

Numéro Une, de Tonie Marshall

Emmanuelle Devos est Emmanuelle Blachey, ingénieure brillante et volontaire à qui l’on propose d’entrer dans la lutte pour devenir la première femme à la tête d’une entreprise du CAC 40. Tout en glamour et légèreté, Tonie Marshall nous livre une réflexion intéressante sur les rapports entre l’individu et le groupe, ou comment une femme qui se veut indépendante et individualiste va t-elle embrasser (et accepter) les codes de la solidarité féminine.

La Passion Van Gogh, de Dorota Kobiela, Hugh Welchman

Premier long-métrage peint à la main (par une centaine d’artistes) dans le style du maître impressionniste, La Passion Van Gogh étonne et émerveille à la fois. Plus qu’un simple docufiction, le film rend hommage au peintre néerlandais et remporte le pari assez fou de donner vie, littéralement, à ses nombreuses toiles. Un film à voir, rien que pour la beauté et l’originalité de son graphisme.

 

Ouvrir la voix, d’Amandine Gay

Avec ce documentaire, Amandine Gay a voulu donner la parole aux femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Une œuvre importante, donc, qui pose une question encore trop peu abordée en France: qu’est-ce qu’être une « femme noire »? Le CNC n’ayant pas souhaité soutenir ce long-métrage, il est distribué par sa réalisatrice et ne sort que dans très peu de salles. A Paris, il faut se rendre au cinéma Saint-André-des-Arts ou au Studio-Aubervilliers pour le découvrir.

L’Atelier, de Laurent Cantet

Le jeune Antoine accepte, le temps d’un été, de suivre un atelier d’écriture pour jeunes en insertion. Laurent Cantet (Entre les murs) renoue avec l’un de ses sujets favoris, à savoir la jeunesse d’aujourd’hui, pour la filmer encore une fois dans toute sa splendeur et sa diversité. Mais L’Atelier est aussi le récit d’une ville chargée d’Histoire, La Ciotat, que Cantet transforme en théâtre de la frustration latente d’une génération qui manque de repère.

Ma vie de chien, de Lasse Hallström

Un petit garçon de dix ans combat les déceptions et tragédies de sa jeune vie avec, comme seules armes, un féroce sens de l’humour et une tendresse spontanée. Ce film de 1988 ressort au cinéma en version restaurée. L’occasion de (re)découvrir une œuvre made in suède par le réalisateur Lasse Hallström, qui s’est depuis réorienté vers Hollywood (Les recettes du bonheur, Mes vies de chien).

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Sarah Reiffers

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