Cinema
La Grande Illusion s’offre une nouvelle jeunesse

La Grande Illusion s’offre une nouvelle jeunesse

01 février 2012 | PAR LLT

Le Film à voir (et à revoir) de Jean Renoir fait peau neuve et sera en salles dès le 15 février. Le son et l’image ont été remasteurisé pour le plaisir de vos yeux et de vos oreilles. Tout le travail de restauration est réalisé à partir du négatif original du film, perdu pendant la Seconde Guerre Mondiale et retrouvé grâce à la Russie et au Gosfilmofond.

Avant d’évoquer le sujet de la Grande Illusion version 2012, il faut faire un petit bon en arrière dans le temps.L’œuvre de Jean Renoir est sortie en 1937, un poil avant la Seconde Guerre Mondiale. Trois années plus tard, en 1940, sous le régime de Vichy, les allemands censurent le film et l’emporte à Berlin. En 1945, lorsque les soviétiques entrent dans Berlin, ils prennent dans leurs baluchons des milliers d’œuvres cinématographiques et autres confisquées  par les allemands de 1939 à 1945. Et parmi cette quantité folle de productions artistique se trouve le négatif original en nitrate de la Grande Illusion. La pellicule en question est ramenée en Russie, et jusqu’à l’année 1970, elle prend la poussière dans les locaux de la Gosfilmofond (organisme gérant les archives centrales de cinéma en Russie). A cette date, l’institut moscovite rend le fameux original à la France et plus particulièrement à la cinémathèque de Toulouse, en partenariat depuis des années avec le Gosfilmofond.

C’est le laboratoire Bolonais L’Immagine qui a restauré le film en 2011 sous l’impulsion de la Cinémathèque de la ville rose et de Studio Canal. Du coup, les mimiques du Maréchal alias Jean Gabin sont plus claires, plus nettes, plus propres, plus sensationnelles pour certains. L’image a donc son grain originel mais en aucun cas le montage original du film a été transformé. Le son a aussi bénéficié d’une remise à neuf  sur la base des négatifs sons. La qualité sonore qui était médiocre jusqu’à lors dépasse timidement le correct.

Mais cette restauration était nécessaire tant pour l’ouïe et la vue des spectateurs que pour laisser l’opportunité aux générations futures de découvrir un chef d’œuvre de la Nouvelle Vague et du cinéma français.

 

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