Cinema

[Jour 1] Arras Film Festival : la compétition européenne s’ouvre en fanfare

[Jour 1] Arras Film Festival : la compétition européenne s’ouvre en fanfare

10 novembre 2017 | PAR Hugo Saadi

La 18ème édition du Arras Film Festival qui avait débuté depuis quelques jours a pris une nouvelle tournure avec le lancement hier des premières projection des films de la compétition européenne. Toute La Culture est arrivé dans le Nord pour vous faire vivre festival.

Ce jeudi 9 novembre a commencé sur des notes plutôt positives avec trois films à niveau inégal, mais dont un premier coup de cœur.

 Le premier film, The Miner nous vient de Slovénie et représentera le pays aux Oscar plonge le spectateur dans une Slovénie post guerre des Balkans. On suit Alija, immigré bosniaque arrivé ici 30 ans plus tôt pour travailler dans les mines. Son patron le charge d’aller explorer une mine abandonnée avant de la revendre, mais une découverte va chambouler l’existence du jeune père. La réalisatrice Hanna Slak prend soin de poser son cadre historique avant de « déterrer les morts » et d’agiter le passé à travers son personnage principal. Subissant des pressions extérieures, Alija se retrouve face à un dilemme crucial pour lui et son passé. Hanna Slak arrive facilement à instaurer une tension permanente de par ses cadrages étouffants dans les mines, mais aussi grâce au travail du son. L film ne tombe pas dans la facilité, bien que les rouages soient imaginés à l’avance, mais le résultat est poignant et remet en surface les différents massacres de la région et en particulier celui de Srebrenica.

C’est lors de la 2ème séance de journée que nous avons eu un coup de cœur. La tête à l’envers présenté à Berlin en début d’année et qui sortira sur les écrans français en mars prochain, délivre une satire rafraichissante à l’univers drôle et décalé. L’humour noir est souvent de mise à travers l’histoire de Georg célèbre critique de musique classique qui se retrouve au chômage du jour au lendemain. Cachant son renvoie à son épouse, il se lance dans une quête folle de vengeance de son ex patron et se lie d’amitié avec un ancien camarade d’école qui se lance dans une aventure de fête foraine. Le film prend rapidement une tournure extreme pour notre plus grand plaisir. Josef Hader, célèbre humoriste en Autriche réalise son premier long métrage et y interprète le personnage principal. Il le pousse à bout de force avec un rôle intense qui se terminera dans un final bien décalé.

Ne laissons tout de même pas de côté les personnages secondaires, une galerie tout aussi loufoque qui accouche sur un ensemble de « couple » déjantés. Mention spéciale pour la BO composée essentiellement de musique classique qui colle au film. La première surprise du festival.

Enfin, la journée s’est terminée avec le film de la roumaine Iulia Rugina. Avec Breaking News, elle tente une immersion aux côtés de Alex, un journaliste qui assiste en direct à la mort de son collègue caméraman lors d’un duplex. Alex part à la rencontre de la famille du défunt pour tenter de réaliser un reportage posthume, mais se confronte rapidement au blocage de sa famille qui refuse de parler et à la colère de sa jeune fille. S’ensuit, un début de relation conflictuelle mêlant coup de force et rapprochements. Mais le film, qui ne dure qu’une heure vingt, paraît long et tourne vite en boucle pour ne pas passionner totalement. Heureusement le rôle principal tenu par Andi Vasluianu (star roumaine) permet aux spectateurs de ne pas décrocher totalement.

visuels © Images des films

Julia Fischer et l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg dans du Brahms et du Tchaïkovski au TCE [Live-Report]
L’insaisissable poésie des robinets de « Parades nuptiales en Turakie »
Hugo Saadi

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *