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Julia Fischer et l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg dans du Brahms et du Tchaïkovski au TCE [Live-Report]

Julia Fischer et l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg dans du Brahms et du Tchaïkovski au TCE [Live-Report]

10 novembre 2017 | PAR La Rédaction

Alors qu’elle vient de lancer sa plateforme de musique, le JF Club, pour  » conquérir un nouveau public, plus jeune, à la musique classique », la violoniste allemande Julia Fischer était ce mercredi 8 novembre 2017 sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées pour interpréter avec l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg dirigé par Yuri Temirkanov le « roi les concertos pour violon »: celui de Brahms. Cette soirée romantique s’est terminée par la Symphonie n°4 de Tchaïkovski.
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En première partie de théâtre des Champs Elysées ce soir la belle Julia Fischer nous a offert un beau concerto de Brahms. Violoniste aux phrasés très expressifs et énergiques, elle a aussi su faire preuve d’un son d’une beauté cristalline dans les sur-aigus de la cadence. Un lyrisme affirmé et un dynamisme qui allait bien a l’inspiration tzigane du concerto de Brahms. Le caprice de Paganini que Julia Fischer nous a offert en bis a déclenché l’ovation.

En deuxième partie la tragi-comique symphonie n°4 de Tchaïkovski, tout en lyrisme et force elle par l’Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourgg a offert un son compact, puissant dans les graves, virtuose dans son pupitre de violons. Nous avons aimé cette âme russe, rugueuse et passionnée, mais on aurait aimé aussi un peu plus de délicatesse notamment dans les soli de bois ou les pupitres de cuivres. Les tempi furieux imposés et la battue malaxée de Yuri Temirkanov poussent parfois l’orchestre à trop forcer et on est souvent au bord de la rupture (justesse, son d’ensemble des pupitres, solos) On ne pourra cependant pas enlever une belle énergie et une communicative générosité de cet orchestre russe.

Vladimir Héron

visuel photo officielle (c) Kaskara

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