Cinema
Jean Dujardin à l’affiche de « Novembre », un film sur les attentats du 13 Novembre

Jean Dujardin à l’affiche de « Novembre », un film sur les attentats du 13 Novembre

30 avril 2021 | PAR Laura Rousseau

Le tournage du film Novembre débutera le 17 mai prochain. Réalisé par Cédric Jimenez, le long métrage retracera les cinq jours qui ont suivi les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la traque des terroristes par les forces de l’ordre.

La société de production StudioCanal a annoncé sur ces réseaux sociaux que Jean Dujardin sera en tête d’affiche du film, et incarnera un policier. Le long-métrage sera «une plongée au cœur de l’antiterrorisme pendant les cinq jours de traque qui ont suivi les attentats du 13 Novembre», souligne StudioCanal dans un communiqué.

Jean Dujardin partagera l’affiche avec Anaïs Demoustier, Sandrine Kiberlain, Jérémie Renier, Lyna Khoudri, Cédric Kahn, Sofian Khammes, Sami Outalbali ou encore Stéphane Bak. Le tournage débutera mi-mai et s’étendra sur une durée de douze semaines, en Grèce, en Belgique et en Région île-de-France.

Une culture salvatrice ?

Le 13 novembre 2015, une série de fusillades et d’attentats-suicides, revendiqués par l’organisation terroriste Daech, avait fait 130 morts et 350 blessés, sur des sites symboliques comme le Stade de France et la salle de spectacle du Bataclan. Ce film constitue le projet le plus ambitieux jusqu’à nos jours consacré à ces attentats. Toutefois, plusieurs œuvres cinématographiques et sérielles s’étaient inspirés de ces événements  sanglants.  Un año, una noche, a été tourné par le cinéaste espagnol Isaki Lacuesta, et est adapté du témoignage d’un survivant espagnol de l’attaque du Bataclan.  Le film Amanda réalisé par Mikhaël Hers avait réalisé Amanda en 2018, sur l’histoire d’une fillette qui perd sa mère dans un attentat au bois de Vincennes rappelait l’atmosphère de Paris post-13 Novembre.

Les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache abordait également dans la série En Thérapie, le sujet du traumatisme collectif des attentats de novembre 2015. De séance en séance, un psychanalyste reçoit cinq patients, qui sont comme lui en plein désarroi.

Le cinéma semble être fasciné par ces événements tragiques, et les productions qui s’en inspirent se multiplient. Toutefois, ces réalisations divisent et ne sont pas toujours bien accueillies par le public. Deux ans après les attentats de novembre 2015, Hollywood, s’était précipité à annoncer le projet du film Violent Delights, ce qui avait provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux. Même chose pour le téléfilm français Ce soir-là : France 2 avait dû ajourné sa diffusion après une pétition signée par plus de 50 000 personnes.

Certaines victimes considèrent que l’art peut libérer la parole, être salvateur, et constituer un rempart à l’oubli. D’autres estiment qu’il est trop tôt, que les événements sont trop durs pour se transformer en fiction, et que ces films peuvent favoriser un stress post-traumatique. Caroline Langlade, l’une des survivantes de la prise d’otage au Bataclan, confiait dans une interview pour Le Temps, un conseil aux réalisateurs qui souhaitent adapter au grand écran, un attentat : «Avoir dans son cœur toutes les personnes disparues, et dans sa tête toutes les personnes qui restent.»

Visuel : Affiche de l’annonce de sortie de Novembre.

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