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Je m’appelle Bernadette (En salles le 30 Novembre )

Je m’appelle Bernadette (En salles le 30 Novembre )

09 novembre 2011 | PAR Camille Lafrance

Bernadette Soubirous, petite fille pauvre du bourg de Lourdes, témoigne de dix-huit apparitions de la Vierge Marie entre le 11 février et le 16 juillet 1858 dans la Grotte de Massabielle. Bien que ses dires aient bousculé l’ordre établi de l’époque, ses visions seront reconnues par l’Église.

Le nom de Je m’appelle Bernadette évoque la simplicité, la candeur et l’ingénuité propres à Bernadette Soubirous. Ne sachant pas lire ni écrire, elle ne s’engage en rien à propos de l’identité de la « dame » qu’elle entrevoit, quand à deux pas, on avance immédiatement l’évidence naturelle de la Vierge.

On assiste à l’histoire d’une jeune fille qu’on ne croit pas. Dès les premières images, Bernadette se fait gifler par une passante sous prétexte qu’elle « déteste les menteurs ». Le commissaire qui la voit par la suite ne cesse de dire qu’elle est manipulée. Une habitante du même bourg renchérit en disant que Bernadette « est une vraie folle » et qu’il « faudrait l’enfermer ». Ses paroles ont donc suscité un véritable scandale et plus tard, une « hystérie collective » historique selon l’un des journalistes. Les représentants de la loi comme de l’Église la réprimandent, lui ordonnent de ne plus retourner à la grotte… Jusqu’au jaillissement de la source guérisseuse, jusqu’au « Que soy era Immaculada councepciou » de la Vierge.

Il faudra néanmoins s’armer de patience et d’une constante concentration pour parvenir à ne pas consulter sa montre et soupirer d’ennui à partir de la deuxième heure. L’intrigue s’éternise sur la croyance ou l’incroyance des hommes quant aux déclarations de Bernadette. Et l’on regrette l’absence de développement de l’impact historique du phénomène. Malgré tout, Je m’appelle Bernadette n’inspire aucun mépris dans le cœur du spectateur, en partie grâce à son interprète principale : Katia Miran, dont le visage dégage une grâce imposante, une délicatesse rare, devant lesquelles on resterait fasciné, magnétisé, hébété pendant des heures. L’interprétation générale, Michel Aumont en tête, est d’ailleurs très agréable ; la mauvaise doublure des voix par contre, l’est moins. Du reste, le décor, les gracieux paysages sont autant monotones que peut l’être le film dans sa longueur.

En quelques mots, l’oeuvre de Jean Sagols affiche une grande dignité par son sujet mais souffre de sa longueur excessive et de la platitude de sa structure.

 

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Camille Lafrance

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