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Cannes, dernier jour : un Polanski avec des qualités, et des courts-métrages en Compétition pour une Palme

Cannes, dernier jour : un Polanski avec des qualités, et des courts-métrages en Compétition pour une Palme

28 mai 2017 | PAR Geoffrey Nabavian

Allez, on a rassemblé nos forces, pour vivre pleinement cette journée pas si légère que ça, malgré la fin qu’on sentait poindre… Le soir, blackout presque complet jusqu’à la Palme le lendemain !

Ce matin, au Grand Théâtre Lumière, un film Hors Compétition nous attendait. D’après une histoire vraie, nouvelle réalisation de Roman Polanski, constituait en fait l’adaptation du roman de Delphine de Vigan, Prix Renaudot 2015. On a pu y goûter la performance très subtile d’Emmanuelle Seigner, en romancière hantée autant qu’aidée par une femme mystérieuse, campée par Eva Green, grande le temps de quelques scènes…

Puis on s’est dirigé vers les hauteurs pour visionner un bout de la Saison 2 de la série Top of the lake, projetée en intégralité, et en amont de sa diffusion, à Cannes 2017. L’édition numéro 70 tenait en effet à compter parmi ses invités Jane Campion, Palme d’or ex-aequo en 1993 pour The Piano (La Leçon de piano en français). Ici co-créatrice de l’ambitieux feuilleton… Ce visionnage des deux premiers épisodes, qui nous prirent deux heures tout de même, s’est révélé un choix judicieux. On y a croisé Nicole Kidman, bien grimée, mais ce sont surtout les entêtantes actrices , et ici enquêtrices, Elisabeth Moss et Gwendoline Christie qui ont su nous accrocher… Dans leur ville d’Australie où un meurtre de femme mystérieux est commis, toutes les dimensions, familiales, sociales, politiques, et même fantastiques, se mélangent… Une fascination s’est installée en nous.

En fin de journée, enfin, ce sont des courts-métrages qui se sont imposés à notre regard. Et pas des moindres : on a pu découvrir ceux qui concourrent pour la Palme du court, dont la remise précédera la grande Palme, dimanche 28 au soir… La pépite Pépé le morse, toute en animation française inspirée, un étonnant Plafond bien finlandais, bien à froid, portant sur le divorce et les hommes, et l’iranien L’Heure du déjeuner ont retenu notre attention de spectateurs avisés…

Et pour finir cette dernière journée de Festival actif de manière surprenante et calme, on a fait comme tout le monde : verre en terrasse ! Occasion de retrouvailles, dans un cas, par exemple, avec une ancienne camarade comédienne, spectatrice du Festival, qui nous avait reconnu dans une file… Sorte de point d’orgue, peut-être, d’un Cannes 70 très enjoué et frais. Les adjectifs viennent en tête. Sans doute à raison. On espère un peu de ces ingrédients l’an prochain…M

Visuel : © G.N.

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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