Cinema

[Hors compétition] « Vice-versa », Pixar plein de folie et d’humanité

[Hors compétition] « Vice-versa », Pixar plein de folie et d’humanité

21 mai 2015 | PAR Geoffrey Nabavian

Des émotions débarquent au cinéma, dans un dessin animé coloré et intelligent. Assurément l’un des films les plus humains de Pixar. 

[rating=4]

Dans ce nouveau long-métrage Pixar, programmé pour l’été, on aime d’emblée la gravité des enjeux. Les héros, qu’on a vu partout sur les pré-affiches, sont donc des émotions. Celles qui occupent la tête de Riley, gamine du Minnesota déménageant à San Francisco, dans une maison sombre et plus petite. En raison des difficultés financières de son père… Dans sa tête, Joie, Peur, Dégoût, Colère et Tristesse tentent de maintenir l’équilibre. De lui constituer des souvenirs positifs. Mais le refus de Joie d’accueillir, pour la première fois, un Souvenir Essentiel triste provoque le bazar…

Dans ce film, beaucoup des images vont au-delà du mignon inhérent à Disney : elles sont belles, et elles parlent à l’humanité des spectateurs. Les menaces croisées nous effraient, même si l’on est adulte. Car on sait bien que lorsque les « piliers » qui forment notre personnalité s’effondrent, on en vient à se renfermer… De telles situations sont posées, dans Vice-versa. D’une façon qui évite la niaiserie. Et l’univers créé présente de vrais dangers et une vraie folie : la scène des pensées abstraites constitue à ce titre un morceau d’anthologie.

On pourrait suggérer que le graphisme tombe encore un peu dans les clichés : Tristesse, notamment, est petite, grosse, en pull… Les relations entre les deux héroines principales, Tristesse et Joie, évoluent… comme dans un Disney. Mais c’est pour mieux servir une leçon de morale pas naïve : oui, la tristesse est parfois utile. Et on est heureux de voir Pixar se balader dans ces couleurs plus sombres. Une dernière chose ? Ah oui : on s’amuse beaucoup, dans Vice-versa !

Vice-versa, un film d’animation Pixar, réalisé par Pete Docter.

Visuels : © The Walt Disney Company France

Retrouvez tous les films Hors compétition dans notre dossier Cannes

[Cannes, ACID] « Volta a Terra » : de Joao Pedro Placido, un vrai coup de cœur
[Portrait] Sarkis, artiste de la culture et de la mémoire
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *