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L’Assassin du Tsar avec Malcolm McDowell sort en Dvd

L’Assassin du Tsar avec Malcolm McDowell sort en Dvd

06 décembre 2012 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

En Russie, le docteur Smirnov arrive dans un hôpital psychiatrique de province installé dans une ancienne église. Il se prend d’un intérêt particulier pour l’un de ses patients, Timofeyev. Schizophrène, ce dernier est convaincu d’avoir assassiné le Tsar Nicolas II et sa famille. Il raconte en détails à son médecin ce qui s’est passé et nous remontons le temps avec eux.

Karen Shakhnazarov est un réalisateur russe qui a souvent scénarisé et produit lui-même ses films. Sa carrière qui s’étend de 1984, date de son premier long métrage: We Are from Jazz, à aujourd’hui, White Tiger en 2012, est hélas très méconnue en France. Avec cette parution en Dvd , c’est l’occasion de découvrir et de redécouvrir un réalisateur singulier à l’œuvre très engagée, qui avait été mis à l’honneur lors de la sélection officielle du festival de Cannes, en 1991 avec ce film: Régicide ou L’assassin du tsar.

Troublant, inquiétant et fascinant, ce film a de quoi vous donner des visions. Les séquences qui se déroulent dans le passé sont d’une grande beauté, le traitement à la pellicule avec un sépia colorisé donne un aspect magique et surréaliste à ces scènes. Ces dernières n’expliquent que partiellement l’Histoire et le passé mais elles apportent dessus un éclairage troublant qui fait que l’on se prend au jeu et que l’on est saisi par l’impression de réalité qui se dégage de ces moments de retour en arrière. Le doute: Et si c’était vrai? Et si cela s’était vraiment passé comme cela? est possible par moments mais toujours bref car, dans ces flash-back presque extrasensoriels,Timofeyev peut devenir plusieurs personnages à la fois, ce qui est typique de la vision du schizophrène.  Cette histoire nous en apprend beaucoup sur cette maladie psychique puisque nous voyons les choses du point de vue du patient qui n’est, comme le dit avec humour l’un de ses médecins, qu’une personne qui a beaucoup plus d’imagination que la moyenne ordinaire des gens. Cette imagination va pourtant très loin puisque le malade en vient à avoir des stigmates liés à ses hallucinations. Les acteurs et en particulier Oleg Yankovsky et Malcolm Mc Dowell (le clown terrifiant d’Orange mécanique de Kubrick) sont géniaux, impressionnants de justesse, ils nous entraînent dans les spirales du cerveau humain, une danse macabre et fascinante qui vous prendra du début à la fin.

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Sandrine et Igor Weislinger

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