Cinema
Critique de Blind Test: un bon petit nanar…

Critique de Blind Test: un bon petit nanar…

25 octobre 2010 | PAR Gilles Herail

Comédie absurde bardée de répliques parfois amusantes, Blind Test ne dépasse malheureusement jamais le stade de théâtre (mal) filmé. Quelques bons moments grâce à des acteurs qui semblent prendre un plaisir évident à sur jouer en permanence (mention spéciale à Libéreau jamais crédible): un vrai nanar (comme on les aime?)

Rappelons que dans toute bonne comédie se cache un thème noir. Il est ici question d’un trio : la femme, le mari, et l’amant croate (du mari, suivez!). Le mari est trader (moins classe que Michael Douglas) dont la situation sent le roussi. Il a confié l’argent issu d’un délit d’initié à sa femme et lui promet qu’ils vont tout quitter pour partir au soleil. Il va en fait tenter par tous les moyens de la récupérer pour s’enfuir avec son amant (croate donc). Il organise donc un faux kidnapping où cet amant devra les menacer pour obtenir une procuration de la femme.

Le résumé indique la structure très vaudevillesque du scénario qui imprime une certaine modernité en y parlant de finances et d’obsession de l’argent. Parmi les trois protagonistes, aucun n’est moins rapace, et le script distille petit à petit quelques indices sur les intentions réelles de chacun. L’humour est assez basique mais quelques fois efficace, rappelant la fraicheur de certaines comédies des années 80 à la Passe moi 100 briques y a plus rien où les pris en otage s’alliaient à leurs preneurs d’otages.

Ici, l’un des deux otages (le mari donc) prend un malin plaisir à jouer la victime devant un preneur d’otage qui n’est autre que son amant (dont il aime les maltraitances…). C’est surtout du personnage de l’épouse que les salves les plus amusantes partent. Sarah Biasini (fille de Romy Schneider, mais surtout actrice comique au très fort tempérament) amène une vulgarité truculente à son personnage de radine finie qui préfère sacrifier une l’oreille de son mari plutôt que de donner son argent.

Au niveau de l’image et de la mise en scène, on repassera. La photo est assez laide et la caméra DV reste gentiment posée dans le salon sans bouger pendant la moitié du film. Mais une délicieuse expérience profondément nanardesque fait parfois du bien, dépendant de son humeur du moment. Visionner l’extrait en dessous qui résume assez bien le film…

Gilles Hérail

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Gilles Herail

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