Cinema
Belfort, la compétition : le monde entier s’exprime dans la « Casse » de Nadège Trebal

Belfort, la compétition : le monde entier s’exprime dans la « Casse » de Nadège Trebal

06 décembre 2013 | PAR Yaël Hirsch

Deuxième long-métrage de Nadège Trebal après Bleu pétrole en 2012, Casse filme, comme son nom l’indique, un no man’s land où utilisateurs et âmes errantes peuvent venir « récupérer » des morceaux de voitures. Un chantier qui se transforme en tendre tour de Babel.

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En banlieue, un parc de démontage ouvert et en libre service est le lieu que Nadège Trebal a choisi pour planter sa caméra. Cette ancienne de la Femis qui a travaillé au scénario des Bureaux de Dieux avec Claire Denis offre à l’écran une riche tranche de vie, plus proche du documentaire que de la fiction. Elle se « glisse » si bien dans le décor que les langues parlant mille idiomes se dénouent, toutes en français, et en disent long sur l’arrivée de l’autre dans notre pays. Certains immigrés ont la nostalgie de la nourriture de chez eux, d’autres expliquent calmement et sans animosité leurs difficultés ; certains enfin décryptent les atavismes locaux avec une distance jubilatoire. Un beau film qui interroge, sans aucune prétention, les convergences des ethnocentrismes.

Casse, de Nadège Trebal, France, 2013, Néon production, 87 mn. En compétition.

Visuel : © photo du film

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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