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La sélection cinéma de la semaine du 12 novembre

La sélection cinéma de la semaine du 12 novembre

12 novembre 2014 | PAR Nina Farge

L’histoire émouvante d’un amour par delà les épreuves; un portrait épuré et intimiste de la destinée tragique de Mary Stuart; l’affrontement des idéaux de la jeunesse aux affres de la guerre; la mise en récit de plusieurs courts-métrages… Voici le programme, éclectique et intense, des sorties cinéma de la semaine.

Love is strange d’Ira Sachs

George et Ben ont derrière eux trente ans de vie commune: autorisés à se marier dans l’Etat de New York grâce à la loi de 2011, ils scellent leur union par une joyeuse cérémonie. Mais la reconnaissance officielle se double de désaveux larvés: encore controversé dans la société, le mariage homosexuel débouche en effet sur des hostilités et mises au ban. Au retour de son voyage de noces, George est ainsi rappelé à la réalité d’une marginalisation tenace, lorsqu’il apprend brutalement son licenciement. S’ensuivent des difficultés financières qui obligent le couple à vendre leur appartement, et à se tourner vers leurs proches afin d’assurer leur subsistance. Des épreuves qu’ils surmonteront avec la détermination et la confiance de l’amour véritable.

Après Keep the lights on (Teddy Award 2012), Ira Sachs nous offre un film plein de charme et de subtilité. Très loin du film à thèse, une belle histoire d’amour, humaine et lumineuse. Coup de cœur: Lire notre critique

Mary Queen of the Scotts de Thomas Imbachs

Le film prend le parti de l’épure pour évoquer le destin tragique de la souveraine la plus connue du royaume écossais. Sous les brumes des paysages, une temporalité flottante dessine des rivalités sourdes, des liens intenses et problématiques avec des absents, éloignés ou disparus. Promise au dauphin de France, la jeune Mary vit sa mise à distance comme un exil et rage de n’être pas sur le trône d’Ecosse en lieu et place de sa cousine Elisabeth, qu’elle aime pourtant. Le roi meurt, et le destin de s’acharner sur Mary Stuart: ses deux mariages suivants ne seront pas plus heureux, bientôt marqués par le scandale public qui la mène inexorablement vers le cachot et la décapitation. S’inspirant de Stephan Sweig, le film à cheval entre l’historique et l’intime est porté par la comédienne Camille Rutherford dans le rôle principal: lire notre critique.

Les Croix de bois de Raymond Bernard

Synopsis officiel: Dans la ferveur et l’exaltation du début de la guerre, Demachy, encore étudiant, répond à l’appel sous les drapeaux. Il rencontre Sulphart, Bréval, Bouffioux et les autres, autrefois ouvrier, boulanger, cuisinier, désormais unis sous le nom de soldat.
Ensemble, ils vont rire, ensemble ils vont se battre, ensemble ils vont perdre espoir, noyés sous une tempête de feu, d’acier et d’absurdité. Dans la brume des tranchées défigurées par les canons, les soldats font face à la cruauté de la vie quotidienne, l’attente du courrier qui déchire les coeurs, la terreur des mines cachées, les camarades qui tombent. Tandis que fleurissent les croix de bois sur les tombeaux à ciel ouvert, Demachy finit par perdre ses idéaux.

Cavalier Express d’Alain Cavalier

Synopsis officiel: Cavalier Express propose une nouvelle lecture de huit courts métrages d’Alain Cavalier, pensés et présentés sous la forme d’un récit unique. Un regard du filmeur sur ses contemporains, mais aussi sur sa propre démarche cinématographique qui, des années 60 à aujourd’hui, n’a cessé d’évoluer vers un affinement, un dépouillement, toujours dans le plaisir de filmer. Passé et présent se télescopent, se superposent et se nourrissent mutuellement dans ce nouvel opus de la collection Une mémoire en courts.

Les travaux du cinéaste, dans lesquels la frontière entre la fiction et documentaire est parfois ténue comme l’avait démontré l’exposition à la BNF en janvier dernier, tâchent  d’atteindre une sorte de pureté, afin d’appréhender la réalité sans artifice. Son dernier film Paradis explorait le rapport au temps dans une étrange odyssée.


Vu et pas aimé:

Serena de Susan Bier

Symbolique ou premier degré, ce film américain réalisé par la talentueuse cinéaste danoise ? Un peu des deux. Ce qui est sûr, c’est qu’il finit par laisser indifférent. La faute à une forme qui ne parvient pas à transmettre la dureté de l’histoire contée. Un troisième face-à-face Cooper/Lawrence bien trop bridé. Lire notre critique

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Nina Farge
Étudiante en deuxième année de master "Administration de la musique et des arts du spectacle vivant" à l'université d'Evry, licenciée en "Lettres et Arts"; je me passionne depuis toujours pour la culture, et plus particulièrement pour la danse.

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