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Eva Green : on tuerait pour elle

Eva Green : on tuerait pour elle

01 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

A l’affiche du western The Salvation (en salles depuis le 27 août) et bientôt du film événement Sin City 2 : J’ai tué pour elle (17 septembre), retour sur le parcours d’une actrice ensorcelante.

Son charme félin nous nargue depuis 2003, année où le réalisateur italien Bernardo Bertolucci la révèle dans Innocents – The Dreamers, huis clos aux accents incestueux et hommage décadent aux évènements de Mai 68 aux côtés de Louis Garrel et Michael Pitt.

Loin de ces actrices dont la vie privée s’étale sur tous les tabloïds, le visage (et le corps) d’Eva Green se cantonne à orner les affiches de cinéma, une filmographie éclectique qui montre sa souplesse de jeu, du blockbuster testostéroné (300 : La naissance d’un empire de Noam Murro) à des films plus indépendants (Perfect Sense de David Mackenzie)

Elle tient sa grâce de sa mère, l’actrice Marlène Jobert prolifique dans les années 1970, et commence comme elle au théâtre avant de vite renoncer aux planches pour offrir une part de son mystère à la caméra. Ce premier grand rôle semble inscrire la belle d’origine franco-suédoise (et non anglaise) sous les auspices du charme et de la tentation.

Réminiscence des vamps, stéréotype de la croqueuse d’homme, Eva Green conjugue une beauté atemporelle, qui lui vaut souvent de jouer en costume, à une modernité ravageuse que les réalisateurs tentent de saisir. Ainsi on l’aura vu comtesse (Arsène Lupin de Jean-Paul Salomé), reine de Jérusalem (Kingdom of Heaven, de Ridley Scott), ou encore vampire (Dark Shadows, de Tim Burton). Mais c’est surtout James Bond – Casino Royale qui la révèle au grand public. Contre l’idée d’un rôle mineur de la James Bond Girl, Vesper Lynd (son personnage) offre à l’agent spécial plus que son corps, un amour traumatique qui viendra hanter le héros. La fêlure qui semble habiter les grands yeux bleus de la jeune femme prend ici toute son ampleur et se distillera dans les rôles qui suivront comme dans Cracks (de Jordan Scott), film dramatique relativement confidentiel qui se situe dans un pensionnat anglais des années 30 où elle est une enseignante sensuelle et mythomane attirée par une de ses élèves.

Aujourd’hui Eva Green est à l’affiche du western The Salvation . Peu active dans le cinéma français, on pourra toujours se consoler avec la jouissive série américaine Penny Dreadful qui la plonge dans un bain de mysticisme et d’épouvante et dans le très attendu film de Gregg Araki White Bird où sa beauté se fait évanescente : elle y joue le rôle d’une mère qui disparaît sans laisser de traces.

Visuel : © StudioCanal

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Megane Mahieu

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