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[Critique] du film « La folle histoire de Max et Léon » Le Palmashow joue à OSS 117

[Critique] du film « La folle histoire de Max et Léon » Le Palmashow joue à OSS 117

05 novembre 2016 | PAR Gilles Herail

Le duo du Palmashow (David Marsais et Grégoire Ludig) passe au format cinéma (avec Jonathan Barré à la mise-en-scène), dans la continuité de leurs primes télévisés événementiels. La folle histoire de Max et Léon est porté par un vrai savoir-faire parodique, dans la lignée de Papy fait de la Résistance et d’OSS 117. On ne rit peut-être pas autant qu’espéré mais les bonnes trouvailles sont légion, laissant entrevoir un potentiel de film culte au fur et à mesure des rediffusions. Notre critique.

[rating=3]

Extrait du synopsis officiel : Les aventures de Max et Léon, deux amis d’enfance fainéants et bringueurs, qui tentent par tous les moyens d’échapper à la Seconde Guerre mondiale.

Le Palmashow avait déjà su passer de la case Internet (vidéos Youtube/Dailymotion) au format télé (pastilles courtes et primes événementiels sur C8). Le passage sur grand écran était donc une évidence et le duo David Marsais / Grégoire Ludig transforme l’essai, dans une comédie d’aventures assez réussie s’inscrivant dans la lignée de Papy fait de la résistance et d’OSS 117. L’humour joue sur deux tableaux : des gags « traditionnels » moquant les travers franchouillards et un comique parodique plus corrosif revisitant la sombre période de la seconde guerre mondiale. La folle histoire de Max et Léon part d’abord sur la première école et peine à décoller dans des séquences qui cherchent leur ton et leur rythme. Le film se libère heureusement de plus en plus, s’éloignant progressivement du buddy-movie un peu poussif pour enchainer les gags beaucoup plus inventifs et politiquement incorrects.

Le taux de déchet est non-négligeable mais on apprécie ces pitreries beaucoup plus travaillées qu’elles n’en ont l’air, qui révèlent un travail d’écriture très sérieux. Les deux comédiens principaux s’effacent alors pour mieux laisser place à l’efficacité de leur script et à la qualité des seconds rôles, très intelligemment choisis (Nicolas Marié, Bernard Farcy, Dominique Pinon, Catherine Hausmalin entre autres). Et la chronique parodique de la collaboration et de l’occupation nazie réserve de nombreux moments cultes (incroyables affiches et vidéos de propagande savamment détournées). La folle histoire de Max et Léon est plein de promesses, malgré des moments de creux et on attend avec impatience les prochaines aventures d’un duo qui osera explorer (on l’espère encore plus franchement) un genre du pastiche historique qui lui va comme un gant.

Gilles Hérail

La folle histoire de Max et Léon, une comédie française de Jonathan Barré avec David Marsais et Grégoire Ludig du Palmashow, durée 1h38, sortie le 01/11/2016

Visuels : © affiche et bande-annonce officielles du film
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Gilles Herail

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