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[Critique] « Délivre nous du mal » Série Z horrifique sans saveur frôlant souvent le ridicule

[Critique] « Délivre nous du mal » Série Z horrifique sans saveur frôlant souvent le ridicule

06 septembre 2014 | PAR Gilles Herail

Pâle copie de l’Exorciste avec un Eric Bana peu inspiré, le nouveau film du réalisateur d’Emilie Rose échoue sur tous les plans. A défaut d’effrayer, de surprendre ou d’horrifier, le film a au moins le mérite de faire sourire quand sa grandiloquence se retourne contre lui.

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Synopsis officiel: La violence et la noirceur, le sergent Ralph Sarchie connaît bien. Flic dans le Bronx, il est chaque jour témoin du pire de la nature humaine. Ce qu’il endure a même fini par affecter sa relation avec sa femme, Jen, et leur petite fille, Christina. Pourtant, rien ne l’avait préparé à l’affaire que lui et son partenaire Butler vont découvrir. Dépassé, Sarchie va devoir s’allier à un prêtre renégat dont la foi a souvent vacillé, qui tente de le convaincre que les horribles événements qui se multiplient sont liés à des possessions démoniaques… Ensemble, le policier et le prêtre accumulent les preuves que le Mal est à l’œuvre, et Sarchie est forcé de remettre en cause tout ce en quoi il a toujours cru pour combattre les puissances occultes qui menacent la ville et sa famille…

Délivre nous du mal commence plutôt bien. Un vague suspense est maintenu quand on suit cette équipe de policiers confrontée à des faits divers qui n’ont en apparence rien en commun. Le duo de flics fonctionne et on sent poindre une certaine ironie qui laisserait présager d’un spectacle jubilatoire comme Drag Me to Hell (Jusqu’en enfer) avait su nous le proposer. Mais cette bonne humeur s’efface bien vite et le film sombre rapidement dans le ridicule. Le prêtre bad-ass tente de convertir à tout va dans des dialogues interminables sur la foi et la puissance de Dieu. Eric Bana se rend compte qu’il a tourné dans de meilleurs films et n’y croit plus. Et l’utilisation systématique et méthodique de l’ensemble des grosses ficelles du genre horrifique (poupées, bruits de parquet, placard, zombies, jump-scares etc.) ne nous fait pas beaucoup d’effet. Le film aurait du et pu être un divertissement plus assumé, assumant le gore et l’ésotérique sans se prendre au sérieux. Mais Délivre nous du mal affiche fièrement son label « inspiré d’une histoire vraie » et a le malheur de se penser thriller à la Seven plutôt que série B d’épouvante. On retiendra quand même des grands moments de n’importe quoi assez jubilatoires: un jeté de bébé dans la fosse au lion, une zombie qui chante du The Doors, et une scène d’exorcisme longuette mais plutôt croustillante. Passez votre chemin et allez plutôt découvrir M.ister Babadook que notre chroniqueur a beaucoup aimé ou même American Nightmare 2 qui a au moins le mérite d’être efficace.

Gilles Hérail

Délivre nous du mal, un film d’horreur de Scott Derickson avec Eric Bana, durée 1h59, sortie le 3/09/2014

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