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[Critique] « 96 heures » : Gérard Lanvin et Niels Arestrup dans un polar psychologique tendu à souhait

[Critique] « 96 heures » : Gérard Lanvin et Niels Arestrup dans un polar psychologique tendu à souhait

27 avril 2014 | PAR Gilles Herail

Frédéric Schoendoerffer est l’un des meilleurs réalisateurs de films de genre en France avec Fred Cavayé et Olivier Marchal. Son 96 heures ne déroge pas à la règle et le plein de tension, de brutalité mais aussi d’humour entre un duel d’acteurs au sommet est un vrai bon moment de cinéma.

[rating=3]

Synopsis officiel : Carré est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel. Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

Un pitch efficace ne saurait faire un bon film. Mais une bonne idée judicieusement exploitée y aide fortement. Le principe de la garde à vue inversée entre le truand et le flic est un fil rouge malicieux qui apporte au film une ironie bienvenue notamment dans le premier tiers du film. Niels Arestrup jubile de voir le rapport proie/prédateur inversé mais le flic incarné par Gérard Lanvin va évidemment reprendre l’avantage et semer la zizanie au sein de la bande de gangsters pour sauver sa peau. De nombreux rebondissements viendront compliquer l’histoire et assurer un suspense constant assurant à l’élément polar psychologique du film une vraie densité. Mais 96 heures ajoute à ces ingrédients de bonne série B des qualités trop peu présentes dans le genre. Une vraie réalisation, stylysée sans être tape à l’œil, efficace sans en rajouter, accélérant soudainement dans des explosions de brutalité tranchant avec le rythme plus attentiste de l’ensemble. Le réalisateur sait jouer ses gammes, sans génie mais avec un vrai savoir-faire. Le duel Lanvin/Arestrup se suffisait sans doute à lui-même mais l’autre personnage de flic incarné par Sylvie Testud est plutôt crédible et vient apporter des respirations entre le ping pong des deux acteurs. Schoendoerffer s’autorise aussi des pointes d’humour, à froid, qui s’intègrent parfaitement dans l’atmosphère du film et achèvent d’en faire un excellent divertissement. Du cinéma de genre de qualité, en France, ce n’est pas si courant. Ne boudons pas notre plaisir.

Gilles Hérail

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Gilles Herail

2 thoughts on “[Critique] « 96 heures » : Gérard Lanvin et Niels Arestrup dans un polar psychologique tendu à souhait”

Commentaire(s)

  • les acteurs du film 96 heures sont très talentueux alors que son scénario est parfait.

    avril 28, 2014 at 16 h 51 min
  • dsds

    vcvv

    mars 29, 2015 at 23 h 02 min

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