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[Cannes] Une Grace conforme à nos attentes ouvre le Festival de Cannes

[Cannes] Une Grace conforme à nos attentes ouvre le Festival de Cannes

14 mai 2014 | PAR Yaël Hirsch

Le Film d’ouverture de la 67eme édition du festival de Cannes correspond exactement à tout ce que l’on attendait. Concentré sur un temps très court : celui du début des années 1960, le film d’Olivier Dahan sur Grace de Monaco relate le devenir princesse de l’actrice comme acceptation et un combat personnel. « Million dollar princess »?

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Au début des années 1960, Le conte de fée de Grace Kelly (Nicole Kidman) devenue princesse de Monaco et mère des héritiers du Rocher. Elle s’ennuie beaucoup et s’emmêle les pieds dans les tapis complexes du protocole quand Hitchcock vient lui proposer le rôle titre de Marnie. Rainier (Tim Roth) est amoureux et compréhensif mais lui demande de la discrétion. Notamment parce que empêtrée dans la guerre d’Algérie, la France de  De Gaulle lui adresse un ultimatum : créer un impôt et lui reverser les sommes. Face au danger, Grace va devoir choisir ses propres chaînes de princesse parfaite pour mieux s’en rendre libre.

Placements de produits Cartier, tenues extravagantes, arias de la Callas (Paz Vega), message explicite (Grace doit décider de jouer « le plus grand rôle de sa vie »), les ingrédients attendus sont tous là.  Pour le meilleur et pour le pire. Et quelques variations près: Chuchotant sous la caméra de Dahan qui surligne ses traits parfaitement lisses, Nicole Kidman n’arrive à insuffler ni fraîcheur américaine, ni aucune émotion au personnage. De son côté malgré les scènes de réunions politique a l’ambiance « Mad men » ;alcool et fumée), Tim Roth parvient à donner du relief au personnage de Rainier. Enfin si on laisse de côté la musique appuyée, les trois dernières images sortent du lisse et du lifte. Il y a du « Déjà mort » dans la princesse qui se démaquille sereinement et avec regrets, qui pointe vers la possibilité d’une « Grace » complexe et intrigante.
Rendez-vous ce soir sur la Croisette pour la meilleure partie de ce film d’ouverture : le glam sur le tapis rouge.

Retrouvez tous les articles du Dossier Cannes 2014 ici.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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