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Cannes 2018, Quinzaine des réalisateurs : « Mandy », un délire WTF de série B à Z totalement assumé

Cannes 2018, Quinzaine des réalisateurs : « Mandy », un délire WTF de série B à Z totalement assumé

15 mai 2018 | PAR Hugo Saadi

Présenté en séance unique à la quinzaine des réalisateurs, « Mandy » de Panos Cosmatos a réussi à diviser le public. Il faut dire que ce n’était pas très compliqué avec un film de série Z, complètement fucked up, qui part en vrille au bout d’une heure très longue. 

[rating=2]

Après lecture du synopsis, on s’attend à un film assez barré. Mais autant dire qu’on a été plus que surpris. La première heure de film s’est révélée être une épreuve mentale pour laquelle nous n’étions pas préparés… et le reste de la salle non plus à en voir les sièges de la salle qui ont rapidement commencé à claquer… le nôtre y compris. Mandy nous plonge dans le monde barré d’une bande de créatures WTF afficionados de Dieu et prête à tout pour le servir, y compris brûler vive Mandy, la femme de Red Miller (Nicolas Cage).

La deuxième heure part donc en véritable chemin de croix totalement fucked up, où Cage sort les griffes, s’attaque à cette bande de fumiers, et passe en mode carnage. Un peu difficile à suivre dans son ensemble, le film démarre une fois que le côté série Z s’assume : le plaisir coupable prend le dessus et on se laisse bercer à coups de tronçonneuses et têtes qui explosent… La photographie du film reste un élément à sauver. Entre un bleu lunaire et un rouge venu de Mars, notre rétine en prend un sacré coup. Enfin, Nicolas Cage semble rester fidèle à lui-même et à ses rôles de films de seconde zone. Si ici il apporte un côté allumé agréable (il a la gueule idéale pour un perso fou à lier), sa performance ne permet pas de sauver ce film, qu’on a toujours du mal à digérer. Une chose est sûre, certains adoreront, d’autres détesteront. On penche plus vers la seconde catégorie…

Mandy, film de Panos Cosmatos, avec Andrea Riseborough, Bill Duke, Linus Roache, Nicolas Cage et Richard Brake, présenté au festival de Cannes, durant la quinzaine des réalisateurs. Durée : 2h01. Prochainement au cinéma.

Visuels © DR

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