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[Critique] du film « Brice 3 » Brice de Nice et Jean Dujardin en mode Tour 2 Contrôle Infernale

[Critique] du film « Brice 3 » Brice de Nice et Jean Dujardin en mode Tour 2 Contrôle Infernale

22 octobre 2016 | PAR Gilles Herail

Brice 3 (Brice de Nice 2, blague à part) tente beaucoup de choses et s’amuse à pousser assez loin la logique du nanar et du non-sens, prenant la forme d’un vaste délire malheureusement pas vraiment drôle. On apprécie l’envie d’une comédie qui sort du cadre tout en ressentant la même frustration que devant la Tour 2 contrôle infernale, qui passait également plus de temps à admirer sa propre originalité qu’à divertir ses spectateurs. Notre critique.

[rating=1]

Synopsis officiel : Brice est de retour. Le monde a changé, mais pas lui. Quand son meilleur ami, Marius, l’appelle à l’aide, il part dans une grande aventure à l’autre bout du monde… Les voyages forment la « jaunesse » mais restera-t-il le roi de la casse ?

Brice de Nice est un film culte (d’ailleurs déjà pas si drôle que ça) qui consacrait un personnage génial. Grand enfant fils à papa, infiniment bête et profondément mégalo, s’inventant un univers unicolore rassurant, tout entier tourné autour de la casse. Le retour du vrai faux surfeur a été savamment promu, avec d’excellentes idées marketing (lle faux leak sur Youtube ) et la curiosité de retrouver l’Oscarisé Jean Dujardin dans le rôle qui l’a fait exploser. La hype yellow a fait son temps mais on avait pourtant franchement envie de retrouver ce loser pathétique dix ans après, avec la même équipe (sauf Alexandra Lamy) et le même univers. Dujardin retrouve instantanément son personnage, son style, ses mimiques, ses tics de langage. Et la première demi-heure joue habilement sur la nostalgie du premier volet avec de multiples clins d’œil un premier degré bon-enfant.

James Huth s’amuse niveau mise-en-scène pour revendiquer une dimension nanar (dessin animé, apparitions divines du Dieu Point Break, détails kitch, etc.) et pousser l’univers dans ses excès. Au détriment des gags et des effets comiques qui sont quasiment absents de toute la seconde partie du film et s’effacent au profit d’une intellectualisation un peu lourdingue de sa mise en abyme. On ressent la même frustration que pour La Tour 2 contrôle infernale, qui tournait au délire perso très théorique. Brice se raconte, se confronte à sa propre légende et s’oppose à son double maléfique. Mais le spectateur était venu, plus simplement et plus humblement, chercher un moment de détente sympathique passant moins de temps à s’auto-analyser. Une légèreté qu’on retrouve finalement surtout dans les séquences où sa version vieillie mythonne des récits grandiloquents aux enfants venus l’écouter. Préparant une dernière réplique narquoise qui correspond mieux au personnage que tout le reste du film.

Gilles Hérail

Brice 3 (Brice de Nice 2), une comédie française de James Huth avec Jean Dujardin, Bruno Salmonone, durée 1h35, sortie le 19/10/2016

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Gilles Herail

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