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[Berlinale, Compétition] The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson : Les clés croisées du destin

[Berlinale, Compétition] The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson : Les clés croisées du destin

14 février 2014 | PAR La Rédaction

Ayant fait l’ouverture de la 64ème Berlinale avec son équipe de choc, le brillant Wes Anderson est en lice pour un Ours, avec un film léché mais qui ne dégage pas assez d’émotion.

[rating=3]

Il s’agit de l’histoire étrange d’un concierge du Grand Hotel de Budapest (qui n’est pas à Budapest) qui hérite d’une fortune colossale au décès d’une de ses clientes qui lui lègue une partie de sa fortune. Tout cela se passe dans un pays imaginaire, teinté d’une Mitteleuropa inspirée par l’oeuvre de Stefan Zweig. Ce concierge, distingué membre de la société des clés croisées, est accompagné d’un coursier qui raconte l’histoire sous forme de flash-back. Le concierge échappera à de nombreuses embûches, étant recherché par la police et par le fils de la défunte et ses sbires.

Voilà un objet cinématographique non identifié. L’image est d’une incroyable beauté et le travail de Wes Anderson est, pour tout dire, éblouissant de détail et de perfection formelle. Ralph Fiennes campe magnifiquement un concierge, héritier a la fois de Gandhi et du duc de Guermantes, et on est transporté par des images, une bande son, un rythme riche d’un travail jeune, plein d’invention, de kitsch et de trouvailles cinématographiques.

Alors pourquoi ne crie-t-on pas au chef d’oeuvre après être ressorti de ce tourbillon une heure et 47 minutes plus tard? Peut-être parce que cette parodie des films d’aventures fait plus sourire que rire et que l’émotion reste superficielle, devant le traitement un peu chirurgical du film.

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, avec Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric, Bill Murray, USA, 2013, 1h40. Sortie le 26 évrier 2014.

Grisha.

Vosuels : Photos officielles du film.

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