Arts
Show Off 2012 : le off digital de la FIAC entre Marais et Internet

Show Off 2012 : le off digital de la FIAC entre Marais et Internet

16 octobre 2012 | PAR Yaël Hirsch

Show off quitte les environs du grand Palais pour devenir le off des arts numériques et investir trois lieux du 3ème arrondissement (dont un écran posé sur la mairie) avec quelques dépendances sur le web où le logger amateur d’art pourra consulter et même acheter les œuvres.

Le lieu 7.1 (7, rue Froissart) est un espace où sont exposées certaines œuvres réfléchissant résolument sur le numérique, avec en ouverture les œuvres à la fois décalées et très télécoms de David Guez sur le téléphone la radio et la Bible. L’autrichienne Christa Sommerer fait sortir un ticket de caisse d’un paysage marin pour livrer une réflexion sur la « Valeur de l’art » (2010). Sur deux étages Stéphane Perraud réfléchit de manière lumineuse sur le vivant. En sous-sol, 3 conférences sur la question des « Art Numérique – Produire, Diffuser, Collectionner ».  Au premier étgae, plusieurs vidées d’étudiants des écoles ECV et EPSAA défilent sur 4 écrans. Enfin, une salle mi-salon mi-bibliothèque permet de se poser et également de voir le projet damepipi (qui avait commencé dans les toilettes du mythique Pulp)

Le lieu 7.2 ( 7, rue des Filles du Calvaire) expose en 4 salles seulement une vingtaine d’artistes mais tous fascinants. Le show débute dans un atelier en arrière-cour par les forêts de pixels de Gregory Chatonsky; puis sur les murs blancs immaculés de l’espace, le collectif la Société réaliste fixe une « Universal date » et une « Universal position » de fer en innox peint (2012); dans la salle suivante, les « Fractal Flowers » de Miguel Chevalier étendent leurs corolles colorées en écran et en 3D sous forme de silènes borgesiens. Clou du spectacle, les animaux de France Cadet font fronde, aussi bien ses « anatomies » sous forme de sérigraphies « à gratter » ou son bruyant et sympathique « Hintingtrophie » (2008) qui anime à lui seul tout l’atelier. Dans les deux dernières salles l’art numérique se fait majestueux avec notamment la grande photo de la « Tour de Babel » de Du Zhenjun aux pieds de laquelle gisent des papiers, poussé par un « Vent », titre que l’on retrouve pour la deuxième œuvre de l’artiste chinois : une installation faite de 3 vidéos où les papiers flottent, comme mus par des petits ventilos ajoutés au dispositif. dans la dernière salle, à côté d’une sérigraphie très dark de Mickael Sellam, les deux sculptures cinétiques noires de David Letellier se répondent dans une œuvre sonore assez hypnotique, « Versus » (2012).

Aux côtés des œuvres exposées de manière permanente cette semaine, le lieu 7.2 de show off appelle également à une convergences de performances, à travers le projet Artéfact(s) » créé par la commissaire Madeleine Filippi autour des notions de « trace », « d’indice », de « mémoires individuelles et collectives », qui présentera ce soir au vernissage du 16octobre à 19h30 la performeuse Clarisse Tranchard et vendredi à 19h30 Annie Abrahams).

Le lieu 7.3 n’est autre que le site de la Foire.

Enfin, l’écran DROPSTUFF sera posé devant la Mairie du 3ème, 2 rue Eugène Spuller.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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