Arts
Sex in the City prend la Bastille

Sex in the City prend la Bastille

22 novembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Osons citoyens et citoyennes nous intéresser au plaisir d’abord et aux risques ensuite. Tel est le pari de l’exposition mythique de Solidays, « sex in the city » qui, pour la première fois, vient prendre ses quartiers sur la Place de la Bastille.

Conçu comme un labyrinthe, le parcours se veut ludique et pédagogique. S’il n’y a pas de limite d’âge, l’exposition se visite plutôt à partir de 16 ans. De belles images plus que suggestives nous accueillent et nous mettent dans l’ambiance. Vient ensuite une salle des possibles qui nous invite à ne pas faire l’amour que dans un lit. La salle suivante est un cabinet de curiosité fort instructif ! Une roue de la fortune vous fera découvrir nombre de sex toy inattendus tandis qu’un bar vous permet de le tripoter en toute décence.
Plus loin, on s’informe sur les pratiques, poupées barbies ou des petits pantins de bois s’amusent à plusieurs, fétichistes, volages mais toujours ludiques. La transition est douce et évidente vers les différentes infections sexuellement transmissibles. On apprend ou on se rappelle que le Sida n’est pas seul au monde. Comment lutter ? C’est la pièce suivante, la dernière qui donne les réponses : contraceptions, prévention. Tout est à disposition.

Tout le long du parcours des bénévoles de l’association Solidarité Sida répondent aux questions. L’une, devant sa boutique à pilules nous raconte  » les gens se livrent très facilement et très intimement ».

Ouverte samedi au public, l’exposition a déjà attiré 6000 personnes de 16 à 76 ans. Les objectifs sont atteints : libérer les questions, oser approcher des objets qui peuvent encore sembler repoussants, se les approprier pour en faire des jeux possibles. En mettant la protection comme une suite logique au plaisir, Solidarité Sida sort du discours martelé aux trentenaires d’aujourd’hui : l’amour = mort. La jouissance retrouvée la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Beau pari, belle expo!

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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