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Live report : Dans les coulisses de la Chic Art Fair

Live report : Dans les coulisses de la Chic Art Fair

21 octobre 2011 | PAR Liane Masson

Parmi les nombreuses foires off qui se déroulent en même temps que la grande FIAC, la Chic Art Fair, dédiée à l’art contemporain et au design, est une petite nouvelle. Apparue l’année dernière, cette foire ouverte sur la ville se veut financièrement accessible et met en avant la jeune création. La deuxième édition de la Chic Art Fair se tiendra du 21 au 24 octobre à la Cité de la Mode et du Design, dont elle investit tous les espaces, et s’accompagnera de nombreux évènements hors-les-murs proposés à différents endroits de la capitale (notamment sur la Seine). Nous avons eu le privilège de pénétrer dans les coulisses de la foire, quelques jours avant son ouverture officielle.

Mercredi 19 octobre, deux jours avant l’ouverture officielle de la Chic Art Fair. On nous propose un aperçu de la foire, à l’heure où les derniers préparatifs sont encore en cours. Et en guise d’entrée en matière : une promenade en Batobus sur la Seine au départ de Saint-Germain, qui s’achèvera près du Jardin des Plantes, à dix minutes à peine de la Cité de la Mode et du Design. A mi parcours, peu après avoir dépassé Notre-Dame, on découvre le travail de l’artiste Aurélia Slonina sur le kiosque flottant du port de Montebello. Ses compositions florales en forme de graffitis ornent les balcons du bateau-restaurant. D’un quai à l’autre, voilà le Batobus qui accoste. Et après une agréable balade sur les bords de Seine, on découvre l’architecture surprenante et sophistiquée de la Cité de la Mode et du Design. Tout en transparence et en tubes verts qui lui donnent un côté végétal, le bâtiment est impressionnant. Avec ses nombreuses ouvertures sur l’extérieur permettant de profiter de la vue sur les docks, il nous séduit immédiatement. On se plaît donc à le arpenter tranquillement, à s’arrêter sur la terrasse panoramique, à flâner le long des coursives et dans les escaliers. Justement, les installations prévues pour animer ces espaces sont en train d’être déballées. Charlotte Debonnel installe des hauts-parleurs qui rediffuseront dans l’espace les flux sonores générés par les visiteurs. En les suivant, on est guidé jusqu’à à l’entrée principale de la foire, au dernier étage de la structure.

En arrivant sur place, l’excitation est à son comble et la tension clairement palpable. Les galeristes, les artistes, ainsi que les différents organisateurs de la Chic Art Fair s’affairent sur le grand plateau. Dans cette salle de 3400 m2, où plus de 60 galeries pourront exposer au public le travail des artistes qu’elles soutiennent, de nombreuses découvertes s’annoncent et l’on ne sait par où commencer. Certains stands sont encore en plein chantier, d’autres en sont à l’étape de la finalisation. Faut-il élever cette toile de quelques centimètres ? Mieux vaut-il  mettre cette œuvre en face ou à côté de telle autre ? A ce moment-là, tout est une question de détails.

Avançant à tâtons entre la section art contemporain et la section design, c’est finalement celle consacrée à la photographie (nouveauté de cette édition) qui retient le plus notre attention. Même si tous les clichés ne sont pas encore exposés, deux sujets nous semblent nettement dominer : la nature (romantique, sauvage, stylisée, poétisée) et le nu (généralement féminin). De grands classiques donc, mais souvent revisités et réappropriés avec singularité. Parmi les nombreux travaux sélectionnés, ce sont les photos à l’ancienne de Féebrile, jeune artiste de 24 ans présentée par la galerie Golden Brain, qui  nous interpellent le plus. A travers une série d’auto-portraits en noir et blanc, elle se met en scène en femme-enfant d’un autre temps, à la fois hypnotisante et inquiétante. Elle se déguise, se fantasme, se métamorphose, jouant sur toutes sortes d’ambiguïtés. Derrière la théâtralité exacerbée de ses clichés et la multiplicité des personnages qu’elle incarne, elle dévoile son intimité, sa fragilité, sa personnalité d’écorchée-vive. Chacune de ses œuvres, exposée en petit format, est comme un objet précieux revenu du passé. Alors rien que pour découvrir le travail de Féebrile, on vous invite vivement à aller faire un tour à la Chic Art Fair. Pour le reste, on vous laisse déambuler au hasard et dénicher vous-même les autres perles rares, car c’est aussi ça le grand plaisir d’une foire comme celle-là.

Photos (c) Féébrile

 

 

Voir notre article annonçant le programme de la Chic Art Fair

 


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