Arts

Les vernissages de la semaine du 26 septembre

Les vernissages de la semaine du 26 septembre

26 septembre 2012 | PAR Charlotte Bonnasse

Cette semaine nous propose des moments artistiques forts, avec l’ouverture d’importantes expositions et des évènements de l’art contemporain. Voici pour vous quelques rendez-vous à ne pas manquer…

Le Musée d’Art Moderne ouvre deux expositions de taille à partir de ce soir : Bertille Bak et Roman Ondak se coordonnent pour ouvrir en même temps leurs deux expositions. La première, Circuits, présente ses toutes dernières oeuvres, Ô Quatrième (le portrait d’un couvent de religieuses) et Transports à dos d’hommes, tandis que Roman Ondak se voit designer d’une exposition pour l’ARC. A partir de vendredi (vernissage jeudi de 18h à 22h), Musée d’Art moderne, 11, avenue du Président Wilson, 75116, Paris.

Le Palais de Tokyo livre au public à partir de vendredi la deuxième saison de l’exposition « Imaginez l’Imaginaire », conçue en trois temps : le premier présente Fabrice Hyber dans une monographie originale intitulée « Matières premières », le second est une exposition thématique, « Les dérives de l’imaginaire », et le troisième s’avère être la bibliothèque mentale de Ryan Gander, intitulée « Esperluette ». A partir de vendredi, au Palais de Tokyo, 13, avenue du Président Wilson, 75016, Paris.

La Galerie 21×29,7 présente à partir de cette semaine une exposition collective intègrant les oeuvres de Pierre Derrien, Alessandro Di Pietro, Ji-Youn Lee et Sergio Verastegui. Intitulée « Engrammes », elle s’interroge sur la question de la biographie de la matière, en essayant d’en rendre compte plastiquement. Edifiés selon le principe de re-élaboration d’éléments de récupération, les « engrammes » reconstruisent la vie de certains lieux à travers l’activation du potentiel narratif des déchets. Pour marquer l’ouverture de l’exposition, la Galerie 21×29,7 vous convie à une table ronde samedi à 15h30 : « Engrammes. Pour une exposition parlée » ce sera un moment de convivialité fait de conversations informelles, coordonné par Manola Antonioli (Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon), Simone Frangi (commissaire de l’exposition) et Alessandro Vicari (Ecole nationale supérieure d’Art et de Design de Valenciennes). Deux thèmes choisis pour cet évènement nous inviteront à réfléchir sur les enjeux de l’exposition : « mémoire matérielle et stratégies de récupération » et « Art contextuel : espaces pratiques, actes de présence et participation ». Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h, 30 rue des Envierges, 75020 Paris, métro : Jourdain / Pyrénées (ligne 11).

La Maison de la Culture du Japon présente à partir de mercredi 3 octobre l’exposition « Warai, l’humour dans l’art japonais de la 
Préhistoire au XIXe siècle » qui reprend la struc­ture de l’expo­si­tion « The Smile in Japanese Art » orga­ni­sée en 2007 au Mori Art Museum de Tôkyô. La centaine d’oeuvres exposées (figu­ri­nes pré­his­to­ri­ques, rou­leaux peints, estam­pes, ima­ges popu­lai­res, pein­tu­res zen, sculp­tu­res boud­dhi­ques) témoignent du fait qu’il existe bel et bien une culture du rire propre au Japon, bien que l’art japo­nais tra­di­tion­nel soit souvent associé en Occident à la spi­ri­tua­lité zen ou à l’audace gra­phi­que de l’école Rimpa et des estam­pes, et beau­coup plus rare­ment à l’humour. Elles nous invi­tent à explo­rer les diver­ses méta­mor­pho­ses de la notion de warai – tra­duite par « rire » ou « sou­rire » – dans les arts de l’Archipel. De la pré­his­toire au seuil de l’ère moderne, avec un accent par­ti­cu­lier mis sur l’époque Edo (1603-1868), les piè­ces pré­sen­tées nous per­met­tent, grâce à leur diver­sité de sty­les et de tech­ni­ques, de por­ter un regard nou­veau sur l’art japo­nais. De 12h à 19h du mercredi au samedi, vernissage le mardi 2 octobre de 14h à 19h30. Du mercredi 3 octobre au samedi 15 décembre, 101 Bis Quai Branly, 75015, Paris.

Toujours à partir de mercredi, le Centre Pompidou présente la première grande exposition de l’artiste plasticien Adel Abdessemed : « Je suis innocent ». Dès son apparition sur la scène artistique autour de 2000, l’oeuvre d’Adel Abdessemed a été perçue comme une réponse à la situation du monde contemporain, utilisant le langage de l’art pour exprimer toute l’énergie et la violence qui le marquent de leur empreinte. L’artiste utilise différents médiums pour capter la rumeur des aléas de l’histoire et les contradictions du monde, et les changer en images puissantes. Cette exposition est l’occasion de parcourir la carrière de l’artiste et de présenter des pièces anciennes qui occupent l’espace, mais au sein d’un ensemble total dans lequel les productions nouvelles, souvent monumentales, ont une importance fondamentale. Ouvert tous les jours de 11h à 21h, Galerie Sud, entrée par la piazza, place Georges Pompidou, 75005, Paris.

Jeudi, ce soir, c’est au Palais de Tokyo qu’il faudra être pour voir et se faire voir. Au programme, l’alléchante Saison 2 : Imaginez l’Imaginaire, partie 1, accueille la monographie de Fabrice Hyber pour ses Matière premières, l’exposition thématique des Dérives de l’Imaginaires et la bibliothèque mentale de Ryan Gander, avec son Esperluette.  Tout au long de la soirée, le Palais de Tokyo vous donne rendez-vous avec des performances surprenantes. A  20h15: Lecture performée de John Giorno, l’une des figures majeures de l’underground new-yorkais des années 1960, à 20h45: Dialogue ubuesque entre une sculpture et un sound system, par Mark Leckey, à 21h: Dj Set par Alicja Kwade et Gregor Hildebrandt. Ce soir toujours et tout à côté, le vernissage des expositions Roman Ondák & Bertille Bak au Musée d’Art Moderne sera l’occasion d’une soirée sur la terrasse du musée du 20H30 à 22h. On pourra entendre, puisque la météo semble pouvoir le permettre, le concert de la Fanforale du Douzbekistan.

Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris

 

Dans le cadre du festival Jerk Off,  la galerie Glassbox propose aux artistes de travailler autour de l’idée et de la symbolique du « noir » en tant qu’aspect visuel des objets qui n’émettent ni ne reflètent aucune part du spectre de lumière visible et ce, à travers une technique : la sérigraphie sur papier. Le noir dit « achromatique » fait notamment référence à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, aux premières estampes et gravures, à l’invention de la photographie ou encore au cinéma. Pour chaque artiste, une sérigraphie sera éditée en 6 exemplaires (ou « multiples ») signés et numérotés, vendus à un prix accessible, suivant la philosophie Jerk Off. A partir de vendredi, Galerie Glassbox, 4, rue Moret, 75011 Paris.

Visuel (c) : Alessandro di Pietro, surface scannée, fichier numerique.

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