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L’ART ÉLYSÉES, la foire de l’intemporalité et de la singularité de l’art contemporain

L’ART ÉLYSÉES, la foire de l’intemporalité et de la singularité de l’art contemporain

22 octobre 2018 | PAR Quentin Lazeyras

Du 18 au 22 octobre s’est tenu la FIAC au Grand Palais, mais de chaque côté de la place Clémenceau, l’incontournable foire « ART ÉLYSÉES – ART & DESIGN » rassemblait près de 100 stands de galeries d’exposition.

La foire, ART ÉLYSÉES créé en 2007, joue un rôle proéminent dans l’effervescence artistique de la capitale. En rassemblant diverses formes d’art, elle se développe et se démarque des autres événements par son engagement fort dans l’art moderne. L’agrandissement de la foire offre un plus large panorama artistique à travers trois sections. La plus grande, ancrée sur l’art contemporain, rassemblait plus de 60 galeries françaises ou internationales. À sa gauche, un pavillon abrite l’ensemble des galeries présentant de l’art urbain et de l’autre côté de la place Clémenceau, le plus petit des pavillons accueillait la partie Design de la foire.

Les amateurs comme les professionnels ou les collectionneurs ont pu y admirer les œuvres de Niki De Saint Phalle, Picasso ou Miró, ainsi que celles des noms moins connus du grand public tel que Camille Bryen ou Roland Devolder. Galerie après galerie les œuvres se diversifient en passant des sculptures aux peintures. La foire ART ÉLYSÉES marque d’autant plus sa différence par la diversité des univers. La « Huberty et Breyne Gallery » amis à l’honneur le dessinateur belge Philipe Geluck, exposant plusieurs œuvres à l’effigie de son personnage fétiche « Le Chat ». Certaines galeries proposent des œuvres plus singulières, utilisant parfois des mélanges de matériaux sur toile comme Sébastien Bayet. Nathalie Cohen créée des pièces mêlant plexi-glace et technologie. Entre ombre et lumière, elle tend parfois vers un univers psychédélique avec son art cinétique.  En avançant dans le long couloir du pavillon, certaines œuvres de street-art apparaissent déjà. Cette ouverture artistique démontre la place que l’art urbain prend petit à petit dans l’art et la culture contemporaine.

L’art contemporain un développement permanent

Cette identité propre à l’art Urbain s’ancre parfaitement dans la logique de la Foire ART ÉLYSÉES.  En offrant un pavillon dédié au Street-art, on ressent que l’art urbain contemporain mérite sa propre identité. Comme dans la première partie de l’événement, des grands noms internationaux tel que Banksy, ou Pimax sont aussi accompagnés d’artistes français tel Jeff aérosol miss-tic ou C215. Même si le pavillon est plus petit, il permet l’exposition de près de 25 galeries différentes qui mettent en avant des scènes de street-art diverses. Les street-artistes débordent d’imagination pour innover et continuer un développement constant de leur domaine artistique à travers statuts, sculptures, tableaux et photographies en passant par du mobilier de rue qui sert de support à leur expression. À côté du Grand Palais, la plus petite des sections, rassemble une quinzaine de galeries de Design. Mobilier et objets rares : on ne sait plus où donner de la tête. Les grands noms du Design français (Pierre Bonnefille), italien (Sofisticato), et nordique (Noro Khachatryan) cohabitent et ont aménagé le pavillon en salons, bureaux ou petits appartements luxueux.  Les ameublements, les œuvres du quotidien resplendissent et brillent autant que les luminaires qui illuminent ces sublimes décors d’intérieur. Le Design contemporain est mis à l’honneur depuis 2016 à la foire ART ÉLYSÉES. Cette année, c’est l’atelier Jespers et son exposition #Itinerance08, la galerie Modern Shapes et Alain Hens (originaires de Belgique) qui représentent cet engagement.

Les expositions inédites d’ART ÉLYSÉES 2018 : une dure réalité face aux défis environnementaux et sociaux

La foire ART ÉLYSÉES choisit chaque année de mettre en lumière des expositions inédites. Dans le pavillon Art, l’artiste Tristan Vyskoc présente « Inspire », et plonge le visiteur au milieu d’une immense fresque de 32 mètres (16 tableaux de 2mx2m) montrant différentes vues du Mont blanc pour sensibiliser le public aux enjeux climatiques.

Dans le Pavillon dédié à l’art urbain, il faut aller découvrir la série de photographie de Patricia de Solages « Keep it Wild » imprimée sur des couvertures de survie, à travers lesquelles elle travaille avec énergie à révéler les défis pour protéger planète et la population.

La dernière exposition dévoile l’avion « Le Nord 1000 » de l’artiste mondialement connu : Kongo. Cette œuvre revêt une grande importance historique culturelle et symbolique qui offre une vision et un sentiment d’urgence que nous vivons face à notre propre réalité sur notre planète.

visuels: © Photo 1: Quentin LAZEYRAS – Photo 2: Nathalie COHEN – Photo à la une: ART ÉLYSÉES / Art & Design 

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Quentin Lazeyras

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