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FIAC 2018: élégance, grandeur et inspirations murales

FIAC 2018: élégance, grandeur et inspirations murales

17 octobre 2018 | PAR Yaël Hirsch

C’est reparti pour une édition 2018 élégante et riche de la FIAC. Sous la nef du Grand Palais, les galeries rivalisent d’idées de scénographies pour mettre en valeur des artistes qu’on a plaisir à voir et revoir.

La grande nouveauté de cette année 2018, c’est un nouvel espace : Au fond de la nef, un sanctuaire de Design a été créé avec les galeries Laffanur, Éric Philippe, Patrick Seguin et Kreo. Juste à côté, cette année est Karim Sander qui redessine la boite de la mythique vache qui rit avec un cache de 1176 trous.

A l’étage, les galeries les plus jeunes, contemporaines ou mordantes ont été regroupées en deux salles plus grandes, claires et qui mettent mieux en valeur les œuvres. Nous avons particulièrement apprécié y découvrir l’artiste afro-américain Derrick Adams chez Anne de Villepoix, et l’installation de Michel Journiak chez Christophe Gaillard. Lorsque nous arrivons à l’étage en prenant l’escalier majestueux, nous sommes accueillis par un mur de Liu Bolin un peu intriguant lié à la Maison Ruinart.

Sous la coupole du grand palais, la majesté et l’inventivité sont au rendez-vous notamment en termes de scénographie pensée avec des artistes phares : chez Gmurzynska, Alexandre de Betak a imaginé une station de pompier spatiale pour entourer un De Chirico. Chez Gagosian, la grande sculpture colorée post « nana » de Katharina Grosse, Ingres Wood, nous met aussi en orbite. Et chez Continua, l’artiste camerounais Pascale Marthine Tayou exposée sur de la paille sur un mur.

Murs, tapisserie, clin d’œil aux arts décoratifs de la Belle Époque, la grande tendance de cette année 2018 semble être l’art qui s’étale à plat dans un beau et grave salon. Dès l’entrée nous tombons sur une troublante et grande cartographie de Walid Raad chez White Cube. Les assiettes et dessins de Grayson Perry en solo show chez Victoria Miro tapissent l’espace

Il y a toujours un côté muséal à la FIAC où les galeries montrent des pièces canoniques de leurs artistes. Et nous avons plaisir à voir et revoir George Condo, Hans Harding et Pistoletto chez Simon Lee, Raymond Heinz, Loris Gréaud et Edmund de Waal chez Max Hetzler ou Bertrand Lavier, Douglas Gordon, Lee Ufan et un magnifique Gardien pierre bleue de Ugo Rondinone chez Kammel Mennour. A noter aussi : Deux immenses Basquiat et des Picasso chez Van de Weghe, deux magnifiques Alechinsky chez Lelong, et un  solo show un peu pâle et mélancolique de Giuseppe Penone chez Tucci Russo. Côté femmes artistes, les échos des œuvres de Paloma Vargas Paz et Katie Heck chez Sadie Cole sont très marquants. Et plus impressionnant que jamais à 80 ans Baselitz est présent chez White Cube et Skarstedt.(lire notre article sur la grande exposition qui se poursuit à Colmar).

Nos trois coups de cœur de cette édition 2018 sont : La grande installation épurée de Alicja Kwade chez 303 Gallery. L’autoportrait de Ryan Gander à la galerie Gb agency. Et la fresque de peintures de Maryan a la galerie new-yorkaise Venus Over Manhattan.

La FIAC ouvre ses portes demain avec son « in » Grand Palais, ses hors les murs, ses nombreux offs et Paris vit au rythme de l’art contemporain jusqu’à lundi!

Visuels : visite de la foire (c) YH

Infos pratiques

Orphée et Eurydice de Gluck dans la version d’Hector Berlioz et Pauline Viardot
Palmarès du festival Atmosphères 2018
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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