Arts
La galerie de Roussan ouvre ses portes dans le quartier Belleville

La galerie de Roussan ouvre ses portes dans le quartier Belleville

22 mars 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Si les galeries d’art parisiennes se concentrent dans le 3e arrondissement, l’Est de la capitale n’est pas en reste. Le 7 mai , deux jeunes femmes, Jeanne Lepine et Anne Brengou, inaugurent un nouveau lieu, la galerie Roussan, un espace dédié à la jeune création au cœur d’un quartier en pleine ébullition artistique.

La galerie Roussan souhaite insister sur des artistes portant un regard sur la société, qu’il soit interrogatif, cynique, suggestif ou comique. Une belle entrée en matière sera faite avec le vernissage d’ouverture qui accueille François Mazabraud, jeune artiste français qui trouve son inspiration dans l’observation du flux des évènements quotidiens et plus particulièrement dans les déplacements et enjeux de pouvoirs que génère la globalisation. Cherchant à « provoquer chez les spectateur un autre rapport aux faits d’actualité que sèment les media », François Mazabraud créé des pièces uniques qui invitent à la réflexion et à la participation.

Son approche sculpturale attache beaucoup d’importance aux représentations, à leur échelle et à la place du spectateur. Les objets construits ont souvent plusieurs strates de significations qui apparaissent et se contredisent au fil des déplacements du spectateur. Pour son exposition à la Galerie de Roussan, François montre, entre autre une sculpture monumentale invitant le corps et le regard du spectateur à adopter une mobilité singulière. Pour appréhender la pièce centrale de l’exposition, Zones d’ombre, le visiteur doit se déplacer,se tourner, se courber, revenir sur ses pas, fouiner.

Tournant autour de questions liées à l’économie et au secret, cette installation inspirée de recherches sur l’histoire d’un mobilier utilisé par les notaires au XVIIIe siècle est accompagnée d’autres pièces moins prétentieuses et plus humoristiques. Si l’ensemble des objets est orchestré pour interroger le spectateur à travers une scénographie participative, il ne s’agit pas pour autant de parler d’interactivité. Ici l’oeuvre ne contraint pas. Elle suggère des types de mouvements qui contribuent à donner plus d’importance à certains détails et à encourager ainsi l’émergence de nouvelles formes étonnantes.

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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