Arts

L’âge d’or hollandais à la Pinacothèque

07 octobre 2009 | PAR Yaël Hirsch

Pour fêter sa troisième année, la Pinacothèque de Paris a dévalisé le Rijksmuseum. L’occasion de se goberger de toiles de Rembrandt, mais aussi de découvrir d’autres peintres du XVII e siècle hollandais et d’en apprendre plus sur la vie quotidienne dans la République batave.

rembrandt-Salomé-Rijksmuseum
rembrandt-Salomé-Rijksmuseum

Etirée sur deux étages, l’exposition « l’âge d’or hollandais » est un des moments forts de cette rentrée 2009. Le début de l’exposition est l’occasion pour ceux et celles qui le souhaitent d’en savoir plus sur le quotidien du citoyen néerlandais du XVII e siècle. L’exposition souligne la tolérance de la République Pays-Bas (sauf à l’égard des catholiques) qui a lui a valu une forte immigration après la Réforme. Divers groupes protestants et juifs cohabitaient donc allégrement dans un pays déjà très urbain et très commerçant. On découvre de beaux objets de la vie de tous les jours : de fins gobelets de verre, des chandeliers, des nappes qui ressemblent à des tapis, et une tablette sertie de nacre créée par Dieck van Rijswijck…

Paulus Potter- chevaux
Paulus Potter- chevaux

De très belles esquisses de chevaux signées Paulus von Potter sont aussi présentées. On peut également voir quelques placides paysages hollandais, peints notamment par Jacob van Ruisdael, mais aussi  par son oncle, Salomon. En descendant les escaliers on se retrouve plongé dans l’atmosphère urbaine des multiples villes marchandes de Hollande, et un petit morceau de l’exposition nous rappelle tout de même que la république était aussi un empire colonial.

Enfin, les chefs d’œuvres sont exposés en bout de course, toujours juxtaposés de manière thématique à côté de tableaux moins grandioses, de Franz Hals, Adrian van Ostade, et Emmanuel de Witte, mais qui témoignent de scènes de la vie quotidienne de l’époque.

Rembrant-Portrait de son fil- Rijksmuseum
Rembrant-Portrait de son fil- Rijksmuseum

Les amateurs de Rembrandt ne seront pas déçus, puisque la pinacothèque expose plusieurs toiles du maître, toutes venues du Rijksmuseum. Le portrait de son fils, Titus, est toujours aussi bouleversant (1666), sa « Salomé » (1640) majestueuse, et « Le reniement de Saint Pierre » (1660) pétri d’une grâce profonde et obscure.

La dernière partie de l’exposition montre la « Lettre d’amour » (1669) de Vermeer  aux côtés d’autres scènes d’intérieur.

Vermeer-Lettre damour-Rijksmuseum
Vermeer-Lettre d'amour-Rijksmuseum

Un beau voyage dans le temps et vers un pays à la fois si proche et si exotique.

Jusqu’au 7 février 2009, Pinacothèque de Paris, 28, place de la Madeleine, Paris 8e, m° madeleine, tljrs 10h30-18h, nocturnes tous les premiers mercredis du mois jusqu’à 21h00, 7 à 9 euros.

Vernissage : exposition burn à la galerie Chappe, jeudi soir
Pixies : deux soirs au Zénith pour The Doolittle Tour
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

9 thoughts on “L’âge d’or hollandais à la Pinacothèque”

Commentaire(s)

  • C’est une très belle exposition. A ne pas rater.
    Je suis allée plusieurs fois à Amsterdam, mais ça m’a donné envie d’y retourner et de voir d’autres oeuvres de cette période.

    octobre 12, 2009 at 7 h 53 min
  • Telamon

    Le dernier tableau présenté n’est pas la célèbre « Lettre d’amour » de Vermeer mais un tableau de Pieter de Hooch ayant pour titre « Scène d’intérieur avec une mère épouillant son enfant »

    novembre 7, 2009 at 23 h 14 min

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *