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[Interview] Akagi Kojiro un dialogue avec la mémoire de Paris

[Interview] Akagi Kojiro un dialogue avec la mémoire de Paris

23 août 2016 | PAR Sandra Bernard

Akagi Kojiro (né en 1934) est l’un des peintres japonais les plus connus résidant en France et toujours vivant. Arrivé il y a de cela cinq décennies, certains le surnomment « Le plus parisien des peintres japonais ». À l’occasion de son exposition personnelle au château de Villandry, il a accepté de répondre aux questions de Toute La Culture.

Depuis son arrivée à Paris en 1963, Akagi Kojiro n’a cessé de déclarer sa flamme aux 20 arrondissements parisiens. Témoin privilégié de l’évolution architecturale de la ville, il est l’un des plus brillants gardiens de sa mémoire tant ses connaissances sur l’histoire des bâtiments qu’il représente sont immenses.

Dessinant sans relâche, depuis 1968, les monuments remarquables tout comme les points de vue plus secrets, Akagi touche la perfection en représentant chaque bâtiment à la pierre près, tout en insufflant une âme à ses œuvres. Ces fameux dessins, il en a réalisé plus de 500 à l’heure actuelle, demandent parfois jusqu’à un mois de travail de la première esquisse à la version finalisée où point l’exactitude, héritage de son éducation scientifique. L’ensemble de ces œuvres prises sur le vif est réuni en cinq volumes trilingues, autant livres d’histoire que d’art ou encore guide pour voyageurs exigeants, sont édités aux éditions Maria.

Au regard de son oeuvre parisienne incroyable, Akagi Kojiro est, honneur rare, rentré dans les collections publiques françaises grâce à sa donation au Musée Carnavalet (dédié entre autres à l’histoire de la capitale). Une sélection de cent de ses œuvres (dessins noir et blanc et couleurs ainsi que des peintures) est actuellement visible au château de Villandry près de Tours, intitulée : Akagi cent vues de Paris.

Mais le travail d’Akagi ne se résume pas à ses dessins à l’exactitude presque photographique, il produit également des toiles reconnaissables entre mille par cette précision du trait et son célèbre cerne rouge flamboyant.

Si la figure humaine a disparu de ses œuvres parisiennes, elle n’est pourtant pas absente du reste de son travail. Ainsi peut on percevoir dans ses séries de nus, ses recherches. En effet, ayant débuté par une carrière de modiste chapelier pour dames au japon avant son arrivée en France, il en a conservé son attrait pour les lignes élégantes et les innovations.

Mais sans plus attendre voici l’interview exclusive de l’artiste, 45 minutes de souvenirs et d’impressions d’une vive acuité.


Interview de Kojiro Akagi par SB-Paris

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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