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« TOUT DOIT DISPARAITRE », une critique du consumérisme au 104

« TOUT DOIT DISPARAITRE », une critique du consumérisme au 104

18 décembre 2021 | PAR Orane Auriau

L’exposition TOUT DOIT DISPARAITRE, Regard sur la société de consommation, reste ouverte jusqu’au 30 janvier 2022. Menée par les commissaires Audrey Hoareau et Jean-Marie Donat, elle se dévoile à travers plus de 2000 photographies.

La quête obsessionnelle du matériel

TOUT DOIT DISPARAITRE dresse le portrait d’une société dont l’identité s’est fondée sur la consommation de masse – celle d’une classe moyenne, entre opulence des biens matériels et orgie capitaliste. Dans cette accumulation de photographies anonymes et personnelles qui témoigne de celle de la consommation à outrance, des années 1880 jusqu’à 1990. Elles trouvent leur sens réunies, selon chaque thème : voitures, billets, postes de télévision, nourriture (viande, fast food, supermarchés, gâteaux), en n’épargnant pas le kitsch du religieux. La scénographie nous distance vis-à-vis de cette société cultivant la superficialité, les apparences, le culte du divertissement et du spectacle. 

La photographie comme miroir de la société

Directe dans son expression, l’interprétation n’est pas laissée au hasard. Une sensation de grotesque se dégage des portraits de mariés qui se recouvrent de billets d’argent, en signe de bonheur. Nous nous sentons extérieurs à l’insouciance de l’époque, de ces personnes souriantes qui prennent la pose à côté de téléviseurs et de voitures. Cela fait surtout drôle de voir à quel point les conséquences engendrées par ce type de mode de vie, ne semblait alors pas frôler les esprits. L’exposition parvient à transmettre cette énergie du « trop ». Le tout nous paraît, au vue des problématiques actuelles, tout bonnement ringard; un idéal progressivement en voie de disparition – nous l’espérons. 

 

 Le CENTQUATRE-PARIS (Paris 75019), 104 rue d’Aubervilliers. Entrée de 3 à 6 euros. 

 

Visuels de l’exposition. © Le CENTQUATRE-PARIS

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