Musique
PAALMA, le Rock Californien Made in France

PAALMA, le Rock Californien Made in France

18 décembre 2021 | PAR Pierre Pouj

Il fallait encore une fois se retrouver à l’Espace B hier soir, en effet trois groupes, dans des styles bien différents, ont eu l’occasion de montrer l’étendue de leurs univers. Et c’était une soirée réussie.

Avec deux EP en poche et un album en préparation, PAALMA dégage, dès la première écoute, un sentiment de professionnalisme. Leurs deux sorties sont réglées, millimétrées, avec un travail fait sur les couleurs, les textures, à l’image des pochettes de leurs opus d’ailleurs. Calicat, le dernier, a été produit sur la côte ouest étasunienne, et masterisé par Cory Hanson, collaborateur régulier de, excusez du peu, le fameux Ty Segall. On y retrouve pêle-mêle de la fuzz, une bonne dose de reverb, des claviers vaporeux et lunaires. Pour finir, une batterie simple mais précieuse accompagne cet attirail. On se retrouve plongé dans un monde coloré aux textures puissante, teinté d’une pointe de mélancolie qui donne au projet une toute autre saveur, de quoi saliver en attendant leur premier album.

Pour ouvrir cette soirée, nous retrouvons le quatuor mixte Pop Crimes. Loin d’être un crime, l’univers dans lequel évolue le groupe se rapprocherait plus du cocon de douceur. Sur des guitares claires, une batterie simple, des airs de balade se dispersent dans l’Espace B. Ce rock romantique sent bon les balades sur fond de soleil couchant du printemps. Leur set est une évolution, traversant leur courte discographie, commençant en douceur pour finir dans une totale débauche d’énergie. Leurs chansons longues, travaillées, ont conquis sans surprise, les Pop Crimes nous ont proposé.es une entrée en matière réussie.

Changement d’ambiance presque radical, voici Dead Myth. Ce trio havrais a laissé tomber il y a bien longtemps les guitares claires, les troquant contre quelque de bien plus agressif. Dans le genre punk/garage/psyché, on peut sans hésiter dire qu’on est tombé.e sur une sacrée pépite. Ça accroche, ça arrache, c’est puissant, c’est frappant. Les effets très psychés posés sur la guitare de notre chanteur sauront rassasier toute personne en manque de son lourd, puissant et pimenté de réverb. Le batteur, mention spéciale à son talent, n’est pas avare de crashs, quant au bassiste, backeur et clavier à certains moments bien sentis, il vient compléter un trio talentueux, produisant une musique pure et marquante.

Puis, en terrain conquis, entrent sur scène les quatre PAALMA. On peut leur reconnaître une certaine qualité en studio, mais sur scène, c’est d’une toute autre envergure. Sans complexe, le groupe impose son style. Leur rock psyché aux couleurs californiennes habille l’espace, on s’imagine un instant sur la west coast. Mais c’est bien à Paris que les parisiens du soir donnent, pour leur dernière date de l’année, un concert flamboyant. On les voit calés au millimètre, on les sent heureux, en pleine osmose. Leur groupe fonctionne du fait de l’énergie qu’ils dégagent, et hier soir, il y en avait. Un final haut en couleur, une soirée pleine de surprises, et encore une preuve que le rock français est un vivier de groupes plus splendides les un que les autres.

Crédit Photo : cover de PAALMA – Calicat

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Pierre Pouj

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