Arts
Clichés cubains qui valent le détour à la Maison de l’Amérique Latine

Clichés cubains qui valent le détour à la Maison de l’Amérique Latine

12 décembre 2012 | PAR La Rédaction

La maison de l’Amérique Latine dévoile les œuvres de l’artiste cubain Jesse A Fernandez dans le cadre de l’exposition Tour et détours de la Havane à Paris. Clichés édifiants nous replongeant dans le milieu intello et avant-gardiste des années 50-70
150 photos en noir et blanc et quelques écrits et peintures composent cette exposition de cet artiste cubain né à La Havane en 1925. Celles-ci retracent les multiples vagabondages de Fernandez passant une partie de son enfance dans les Asturies puis Cuba, New York, la Colombie et enfin Paris. La première salle du bas nous plonge immédiatement dans l’Amérique Latine des années 50. Jesse capte avec justesse l’ambiance unique du régime de Batista et le basculement opéré par les révolutionnaires sous l’égide de Fidel. Des scènes de la vie quotidienne en Colombie et à Cuba sont également parlantes.

Passée cette salle, on découvre la vie mondaine de Fernandez débarquant à New York. La rencontre avec le surréaliste et peintre cubain Wilfredo Lam est déterminante. Il peut grâce à lui rencontrer Duchamp et Picasso et les immortaliser. D’autres grands noms de la littérature, de la peinture et de la musique apparaissent ici et là : Dali, Hemingway, Borges, Vargas LLosa, Miles Davis… et j’en passe. Les artistes cubains sont aussi à l’honneur comme Carpentier, Lam, les nombreuses photos de l’écrivain et proche Cabrera Infante ou cette photo exceptionnelle de José Lima adossé à un bar l’air profond et sympathique. Le nombre vertigineux d’artistes célèbres photographiés et la transparence affichée dans ces portraits montre que Fernandez avait, avec brio, côtoyé et capté l’âme artistique de ces années. Ce voyage est dépaysant et charmant à l’instar de la série de la gracieuse danseuse Alicia Alonso. Il se conclut magistralement avec des correspondances avec les Grands de son époque.

Cette exposition donne décidément envie d’en savoir plus sur la vie et les œuvres de ces multiples artistes et d’une manière générale sur une époque effervescente artistiquement. Et surtout sur la vie de ce grand bonhomme qu’est Fernandez. Tout ça gratuitement.

Hugo Salama.

photos : Patrick Le Bescont

Décès de l’économiste Albert O. Hirschman
12.12.12 : le concert d’aide aux victimes de Sandy à suivre en direct dans le monde entier
La Rédaction

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *