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[Tour de Web] Sidaction

[Tour de Web] Sidaction

29 mars 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

« Appelez le 110 ». Depuis quelques jours vous voyez passer cette injonction, et pour cause, le Sidaction vient de commencer. Le sida, une maladie du passé ? Pas vraiment. Tour de Web.

On ne guérit pas du Sida

Comme le rappelle 20 minutes « Alors que le Sidaction débute ce vendredi, un récent sondage Ifop (1) révèle que malgré le bon niveau d’information des jeunes sur le virus du sida (VIH), de fausses croyances persistent et troublent leur perception de la maladie ». Le monde explique comment le mot est devenu le symbole de ceux qui sont entrés en sexualité avec des capotes : « Ce combat d’une génération n’est certes pas terminé, mais il a déjà profondément bouleversé les mentalités et la société ». Les moins de 25 ans, biberonnés à la vision de séropositifs qui ne meurent plus du Sida, oublient que cela s’obtient grâce à la prise de traitement à vie. Lyonne répercute le très beau témoignage de Jean, malade depuis 30 ans : « Positif. Un mot bouleversant. « Une grande claque. Ça m’a réveillé dans la vie. » Jean est abîmé. Par le traitement contre le VIH. Et les autres aussi, car il cumule plusieurs pathologies. « Il y a vingt ou trente ans, on imaginait la mort, insiste Philippe Patoux. Aujourd’hui, les perspectives ont beaucoup évolué. On arrive à le traiter. » Sans pour autant minimiser. « On pourrait penser que c’est banal aujourd’hui. Mais pas du tout. C’est extrêmement lourd. » Physiquement et moralement. Jean se rappelle des médicaments par « poignées ». ».  Le Parisien écrit concernant les 15-24 ans  : »Ils sont également 23 % à penser qu’il existe des médicaments qui permettent de guérir du Sida et 11 %, que la prise d’une pilule contraceptive est efficace pour éviter la transmission du virus ».

Des dépistages plus précoces

En quinze ans, les choses ont changé. Il est fini le temps où une capoté explosée vous entraînait dans trois mois d’angoisse. Pourtant, 400000 personnes en France continuent d’ignorer leur séropositivité. Aujourd’hui,  et 20 minutes le rappelle :  « 29% des diagnostics réalisés moins de six mois après la contamination », « Ainsi, seulement 11% des personnes ayant découvert leur séropositivité en 2013 étaient au «stade sida» de la maladie, à savoir celui où les symptômes du sida commencent à se manifester, contre 20% en 2003. « . AIDES le rappelle : « Les associations sont désormais habilitées à pratiquer des Tests de dépistages Rapide à Orientation Diagnostique du VIH (TROD), plus communément appelés tests de dépistage rapide du VIH »

Avec seulement une goutte de sang recueillie au bout du doigt, les TROD permettent d’obtenir en quelques minutes un résultat fiable. A AIDES nous proposons le dépistage dans le cadre d’une discussion plus large sur la sexualité et la prévention :

Un espoir de vaccin

Dans le Huffington Post, un point sur les vaccins nous en apprend plus sur le InnaVirVax, le Theravectys ou encore le « Biosantech » :  « Ce vaccin a pour ambition de « guérir les personnes séropositives » affirme Corinne Treger, fondatrice et présidente de Biosantech contactée par Le HuffPost. Autrement dit de faire disparaître toute trace du VIH du sang. Ce vaccin a été mis au point par Erwann Loret, chercheur au CNRS à Marseille qui a déposé deux brevets en 1999 et en 2008 rachetés par Biosantech ensuite. Quand un organisme est infecté par le virus du VIH, une protéine « Tat » est secrétée. Elle va perturber le système immunitaire et permettre au virus de se multiplier. Dans le vaccin développé par Biosantech des protéines « Tat » différentes sont injectées, capables de produire des anticorps pour détruire les protéines « Tat ».« 

RMC info mentionne également le Truvada, un traitement préventif interdit en France qui semble faire ses preuves : « C’est un médicament qui commence à faire ses preuves, selon ses partisans. Alors que le sida touche encore 35 millions de personnes dans le monde, dont 150.000 en France, l’espoir pourrait venir du Truvada, un traitement à base d’antirétroviraux que prennent déjà les séropositifs. Un médicament qui peut également être utilisé en prévention par les personnes séronégatives. L’utilisation préventive de ce médicament est autorisée aux Etats-Unis depuis trois ans, mais interdite en France et en Europe. Afin d’étendre son utilisation à la France, une étude est en cours en ce moment au sein de la communauté gay française: l’étude Ipergay, dont les premiers résultats sont annoncés comme encourageants. Selon cette étude, la prise de Truvada avant et après chaque rapport sexuel réduirait de 86% le risque de la contamination. »

Sortez couvert. 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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