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Super Bowl : une 55ème édition majestueuse

Super Bowl : une 55ème édition majestueuse

09 février 2021 | PAR Manon Bonnenfant

Dans la nuit de dimanche à lundi avait lieu la nouvelle édition du Super Bowl, une des plus célèbres rencontres sportives à l’internationale. Tous les yeux étaient rivés sur le terrain où les Buccaneers et les Chiefs s’affrontaient… mais aussi et surtout sur le spectacle de la mi-temps, assuré par The Weeknd

C’est un « show » sensationnel que l’artiste RnB a livré. Près de 23 000 spectateurs étaient présents, bien loin des 70 000 habituels. Après les Who, Lady Gaga ou encore Shakira et Jennifer Lopez, c’était au tour de l’auteur-interprète et compositeur canadien d’investir la scène. Et quelle scène ! Des décors d’abord acidulés, rappelant le Las Vegas des années rétro. Abel Makkonen Tesfaye apparait, magistral dans une voiture d’époque, élégant dans son costume rouge et noir qui n’est pas sans rappeler celui de Michael Jackson ou Prince. Puis, le chœur et l’orchestre se révèlent : nombreux, casqués (c’est presque si l’on s’était attendu à l’arrivée des Daft Punk, avec qui The Weeknd a déjà collaboré). On y retrouve l’âme de son univers mystérieux : labyrinthe étincelant, néons venus d’un ancien temps, centaine de danseurs au visage entièrement bandé… La scène brillait de mille feux, également de par la performance vocale de l’artiste, marquée par une présence quasi inexistante d’autotune, un « détail » qui divisa le public, entre enchantement et moquerie.

Nombre de comparaisons à Michael Jackson (qui se produisit sur la même scène en 1992) ne tardèrent pas à fleurir les réseaux sociaux : costume à paillettes, mimiques et chorégraphies, en passant même par le grain de voix, beaucoup furent impressionnés. Un hommage sans aucun doute voulu, amoureux, le King of Pop ayant toujours été une de ses principales inspirations artistiques. Mais le clou du spectacle résidait en sa toute fin (la « setlist » choisie balayait l’entière discographie du chanteur, de ses débuts avec House of Balloons à son dernier album After Hours), de par une chorégraphie endiablée à même le terrain. Une apothéose de 14 minutes signant ici le parcours initiatique de The Weeknd (dont le choix des chansons n’était pas un hasard) et que les traditionnels feux d’artifices accompagnèrent. Un spectacle de mi-temps qui mit également en avant la prestation poétique d’Amanda Gorman (révélée lors de l’investiture du Président Joseph Biden le 20 janvier dernier), qui a livré un texte touchant sur trois « héros anonymes » de la pandémie, une première pour le Super Bowl depuis sa création en 1967.

Un spectacle qui porta peut-être chance aux Buccaneers de Tampa Bay et à sa figure de proue Tom Brady, puisqu’ils remportèrent haut la main cette 55ème édition. Quant à The Weeknd, nul doute que sa performance – organisée et financée de lui-même pour la modique somme de 7 millions de dollars – aura marqué les esprits, lui qui a été boycotté de la prochaine édition des Grammy Awards.

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Manon Bonnenfant

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