Rap / Hip-Hop
Dina : « Ma mère m’a toujours poussée à faire de la musique » (Interview)

Dina : « Ma mère m’a toujours poussée à faire de la musique » (Interview)

26 avril 2021 | PAR Kevin Sonsa-Kini

Jeune auteure, compositrice et interprète originaire de Toulon, Dina est une inconditionnelle de la musique. Cette jeune femme de 21 ans a grandi au rythme des clips de Beyoncé, Mariah Carey ou encore 50 Cent. Après avoir acquis une certaine communauté sur les réseaux sociaux Instagram et Tiktok, Dina, bien décidée à se lancer dans la musique, présente son tout premier EP Bossy qu’elle définit comme « une carte de visite » pour découvrir son univers propre à elle. 

Toute la Culture l’a rencontrée chez Sony Music Entertainment France dans le 9e arrondissement à l’occasion de la sortie de Bossy

Toute la Culture : D’où vous est venue cette passion pour la musique ? 

Dina : Je suis passionnée de musique depuis ma naissance. Ma mère adorait la musique. Donc forcément, j’ai grandi dans une atmosphère musicale. Avec ma mère on écoutait beaucoup de RnB et de hip-hop US. Ça allait de Dr Dre à Beyoncé, en passant par Mariah Carey, 50 Cent etc… On écoutait pas mal de variété française comme Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel… Ma mère me raconte souvent l’anecdote comme quoi je pleurais quand il n’y avait pas de musique à la télé ! 

Qui sont les chanteurs et chanteuses qui vous ont servi de modèle ? 

Beyoncé, énormément ! Je dirais même que, dans un sens, c’est elle qui m’a appris à chanter. Quand j’étais petite, au lieu de regarder les dessins animés, je mettais souvent les concerts de Beyoncé à la télé. On m’achetait des DVDs de la chanteuse en concert. Je connaissais toutes ses chansons par cœur avec un anglais parfait ! Par mimétisme, j’essayais de refaire ce qu’elle faisait et c’est comme ça que je me suis rendu compte que je savais chanter, c’est venu avec le temps.  

Vous vous êtes finalement lancée dans la musique avec ce premier EP de 7 titres. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Cet EP représente, dans un premier temps, énormément de travail. C’est un EP qu’on a bouclé en trois mois avec mon équipe. Dès ma signature, je n’ai pas cessé d’enchaîner le studio. Ce qui n’était pas facile car je n’ai pas passé trois mois fixes à Paris, sachant que je vis dans le sud à Toulon. J’ai dû faire beaucoup d’allers et retours. Et à chaque fois que je suis à Paris, je travaille de manière concentrée et intense. 

Ensuite dans un second temps cet EP, c’est moi avec mon univers. Le but de mon EP c’était de faire une carte de visite avec ma personnalité. On commence avec des titres un peu plus dansants et petit à petit, on redescend vers des chansons plus profondes. Ce qui représente beaucoup d’émotions pour moi. 

Une chanson est sortie en clip avant les autres, c’est « Unfollow ». Ce titre, qui a connu un certain succès, a-t-il changé votre vie ? 

Changé ma vie ? Je ne sais pas. Mais en tout cas ce titre a été un petit déclic par rapport à ce que je suis en train de comprendre aujourd’hui. Je suis une personne qui est énormément dans sa bulle et je ne me rends pas forcément compte qu’il y a de l’engouement autour de moi. Mais quand j’ai vu le nombre de vues (plus de 500 000 vues en une semaine), je me suis dit que c’était incroyable pour un premier son. En plus, c’était mon tout premier clip et donc j’ai eu beaucoup d’appréhension sur comment ça allait se passer. 

Dans l’EP, il y a une chanson intitulée « Mama » dans laquelle vous rendez hommage à votre maman. Qu’est-ce qu’ incarne votre mère pour vous ? 

C’est la femme forte pour moi. Elle m’a élevée seule. J’ai grandi dans un petit noyau familial avec mes deux tantes, mes grands-parents, mon oncle et ma mère. Je jonglais entre toutes ces personnes. Je suis fille unique et j’ai grandi sans frère et sans sœur. Du coup, j’étais beaucoup plus avec des adultes qu’avec des enfants. Ma mère a tout fait pour moi. Elle m’a très bien élevée et a su être rigide quand il le fallait. 

J’imagine qu’elle est la première à qui vous dédiez cet EP…

Oui, parce qu’elle a joué un grand rôle dans mon parcours musical. Elle m’a toujours poussée à faire de la musique, tout en gardant les cours à côté. Elle a toujours été de bon conseil. 

Du haut de vos 21 ans, qu’est-ce que cela vous fait de vous retrouver du jour au lendemain dans les grands médias tels que Mouv’ ou encore Skyrock, où vous avez participé à l’émission Planète Rap ?

C’est incroyable ! Je ne réalise pas mais je sais que c’est une très grande opportunité et au fond de moi, c’est ce que j’ai toujours voulu. 

Un message à faire passer aux personnes qui vous soutiennent et aiment ce que vous faites ? 

Je ne les remercierai jamais assez, parce que c’est eux qui me donnent la force. Il ne faut jamais être ingrat avec les personnes qui nous soutiennent. J’espère qu’ils aimeront cet EP autant que moi je l’aime, qu’ils vont s’identifier à travers mes chansons. J’ai vraiment essayé de livrer un EP universel qui se rapproche de ma relation avec la musique, comment je la vois et la manière dont je veux qu’elle soit faite. Je sais que les gens n’hésitent pas à m’envoyer des messages sur les réseaux sociaux et je les aime énormément. 

Visuels : New York Entertainment. 

Dina, Bossy, disponible depuis le 23 avril 2021 (7 titres)=1. Easy Money, 2. Unfollow, 3. Vice, 4. Mama, 5. Tête à tête, 6. KO, 7. Dans tes bras

L’agenda classique et lyrique de la semaine du 27 avril 2021
Le harcèlement et les violences sexistes dans la téléréalité
Kevin Sonsa-Kini

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture