Politique culturelle
Wangari Maathai, « the tree woman » disparait

Wangari Maathai, « the tree woman » disparait

27 septembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Auteur de nombreux ouvrages, cette biologiste et vétérinaire de formation était âgée de 71 ans. Figure du combat écologiste dès les années 1970, elle a fondé en 1977 le Mouvement de la ceinture verte (Green Belt Movement / GBM). Grâce à ce projet de plantations d’arbres en Afrique, elle a promu la biodiversité et créé des emplois pour les femmes tout en valorisant leur image dans la société. Depuis sa création, l’organisation a permis de planter près de 40 millions d’arbres sur le continent africain. Wangari Maathai était ambassadrice du bassin du Congo

En 2004, Wangari Maathai est la première femme noire africaine distinguée par le prix Nobel de la Paix pour sa « contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix ». 40 au auparavant, elle est  la première femme d’Afrique de l’Est à obtenir un baccalauréat de biologie (1964). Après un passage à l’université de Munich, elle enseigne la médecine vétérinaire à l’institut universitaire de Nairobi et obtient une chaire au département d’anatomie biologique. Là encore, elle est la première femme d’Afrique centrale et orientale à accéder à de telles fonctions. Très engagée dans le Conseil national des femmes du Kenya, elle fonde en 1977 le plus grand projet de reboisement d’Afrique : le Mouvement de la ceinture verte. Sa force est d’allier l’écologie à la politique : son projet – la lutte contre la déforestation et l’érosion des sols, facteurs de sécheresse et de pauvreté – permet aux femmes de travailler et d’acquérir ainsi plus d’autonomie. Le combat de celle que l’on surnomme « the tree woman » (la femme arbre) n’a pas de frontières, le Mouvement de la ceinture verte se développe également avec succès en Tanzanie, en Ouganda, en Ethiopie, au Zimbabwe et au Lesotho.

Fervente opposante au gouvernement de Daniel Arap Moi dont elle ne craint pas de dénoncer les dérives, Wangari Maathai est à plusieurs reprises emprisonnée. À la suite de la victoire présidentielle de Mwai Kibaki en 2002, elle est élue député écologiste du premier Parlement démocratique kenyan. En 2003, elle est nommée ministre adjoint de l’Environnement. Elle avait été décoré en 2006 de la légion d’honneur

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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