Politique culturelle
Sport et culture, la chronique de Gilles Cohen-Solal

Sport et culture, la chronique de Gilles Cohen-Solal

30 mars 2012 | PAR La Rédaction

1. Pourquoi du sport dans « toutelaculture.com » ?

La première réponse est que j’en avais très envie ! Et je tiens à commencer cette chronique par un avis sur celui, ceux qui m’ont marqué et ont marqué l’histoire du sport et dont nous connaissons tous les noms : Pelé, Ayrton Senna (pour qui j’ai une tendresse particulière), Killy et Federer… Quatre hommes, quatre êtres d’exception qui ont marqué les années de 1958 à aujourd’hui et dont nous connaissons tous le nom… Pourquoi cela me direz vous ? Pour une raison extrêmement simple : le sport est une partie de notre culture beaucoup plus importante que vous ne le soupçonnez !

Ce qui nous mène à la seconde raison de parler de sport dans toutelaculture.com : le sport est une partie intégrante, voir même fondamentale d’une grande partie de la culture de la planète. Il n’y a pas de honte à connaître les résultats de la Coupe du Monde de Football mieux que Racine, Einstein ou Picasso… Et pour la majorité des humains c’est beaucoup plus parlant ! Il y a des sports « populaires » dans leur pratique et des sports « populaires » dans le regard de ceux qui s’y intéressent… A chaque bout du balancier, il y a un sport. Le football d’un côté et la Formule 1 de l’autre… Et sur ces deux plateaux, pourquoi l’emblème de chacun de ces sports est-il brésilien ? Edson Arantes Do Nascimento, plus connu sous le nom de Pelé pour le football et Ayrton Senna da Silva pour la Formule1 ? Pourquoi le Brésil a t il produit les deux mythes de ces sports antipodesques ? Bonne question, à laquelle nous répondrons une prochaine fois…

Il y a enfin une troisième raison au fait de parler de sport ici, qui est probablement la plus valide. Chacun peut avoir un avis sur un film, un livre, une pièce ou une exposition mais en sport il y a UN gagnant… Juste, injuste, là n’est pas le débat ! Dopé, pas dopé ce sera le débat ! Mais il n’y a qu’un gagnant (dans certains sports individuels, de manière rarissime, il peut y avoir des ex-æquo, mais c’est vraiment quasi-inexistant…) Le gagnant est il vraiment le meilleur ? La question se pose là, et de manière beaucoup moins subjective que pour le reste de la culture… ! Qui est le meilleur joueur de l’histoire du tennis : Federer, Mc Enroe, Borg, Rosewall, Connors ou Nastase ?

Cette question du gagnant permet de relativiser les cas de conscience patriotique puisque la rumeur court qu’aucun français ne peut l’emporter dans aucun sport… Mais bien sûr, c’est faux, totalement faux ! Le plus grand skieur de l’histoire est français et il s’appelle Jean Claude Killy. Cet homme, que je ne connais pas personnellement mais pour qui j’ai un respect immense, a eu une phrase merveilleuse qui est l’inverse de la philosophie de Pierre de Coubertin. Pour Killy « l’important c’est de participer » est un doux rêve. Celui qui a obtenu 3 médailles d’or pour la France en 1968 à Grenoble estimait que « sur un podium il ne devrait y avoir qu’une seule marche ! »…

Dernière complication : en sport, le meilleur finit-il toujours, à un moment, par s’effacer ? Par laisser la place à d’autres sur cette fameuse unique première marche ? Roger Federer est il en plein déclin ou n’est qu’une phase passagère ? Et bien c’est tout simplement impossible à dire ! Il est, sans contestation possible pour moi (et mes propos n’engagent que moi !), le meilleur joueur que l’histoire du tennis ait connu ! Il est moins dominateur qu’il y a quelques années, mais il restait jusqu’à cette semaine sur une série de 6 tournois gagnés pour 8 tournois disputés… Probablement la fin d’un règne, mais quel règne et quelle fin !

Dans cette chronique régulière, en cette année de Jeux Olympiques, de Championnat d’Europe de Football nous allons parler des mythes… Pas en parler vraiment mais plutôt les effleurer, les caresser, les titiller… Car un mythe cela demande du temps, beaucoup de temps…

À la prochaine fois !

 

 

Gilles Cohen-Solal.

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