Musique

La programmation 2012/13 à l’Opéra Comique

La programmation 2012/13 à l’Opéra Comique

30 mars 2012 | PAR Celeste Bronzetti

L’Opéra comique de Paris a présenté la saison 2012/ 2013 : l’ouverture dense et prometteuse du mois de décembre laisse imaginer une suite aussi bien passionnante que ses débuts. L’ouverture des abonnements est ouvert !

Le 3 décembre 2012 une nouvelle création ouvre les danses à l’Opéra Comique de Paris, en partenariat avec le festival alsacien Musica : Limbus-Limbo met en scène un scénario dantesque au XXI ème siècle, après que les limbes ont été chassés par la cartographie catholique en 2007. Un scénario qui remonte aux origines de ce genre d’art populaire, peuplé de personnages de toute époque qui chantent des fragments d’actualité tout en poussant le spectateur à des réflexions sur les sorts de l’opéra bouffe dans notre époque.
Mais le mois de décembre s’enrichit aussi d’autres rendez-vous à noter : Venus et Adonis de John Blow, un drame bref anglais, écrit pour un salon royal du XVII ème siècle sera à l’affiche du 12 au 15 décembre. La sensibilité baroque et l’intensité spirituelle de l’époque, qui ne se dérobait pas d’un certain humour vaguement profanateur font de cette création une tragédie tout à fait alignée à la tradition anglo-saxonne. Une série de rencontres tout au long du mois sont consacrées à Jules Massenet, à l’occasion du centenaire de sa mort. Mais les enfants aussi sont invités à participer à ce mois d’ouverture, pour le spectacle La Petite Sirène qui propose une scène musicale des contes d’Andersen.
Le mois de janvier s’ouvre avec l’un des premièrs opéras baroques français qui rompent avec le modèle lullyste, jusque-là dominant les drames chantés en France : David et Jonathas du compositeur Marc-Antoine Charpentier. Pas de prologue à la louange du roi, l’absence presque totale de récitatifs permet que l’intérêt dramatique se concentre sur les personnages. Tout le mois de janvier tourne autour de la personnalité de Charpentier, avec d’autres rendez-vous à retenir. On signale aussi Le Labo des Arts Flo dans la rubrique « Jeune Public » : un concert commenté qui illustrera, à travers des documents illustrés les raisons de l’émoi que l’art musicale nous provoque souvent.
L’opérette parisienne Ciboulette, la première partition légère écrite par Reynaldo Hahn le siècle dernier, est le pilier de la programmation de février. La projection du film tiré de l’opérette en 1933 par Claude Autant-Lara et Jacques Prévert complète la tradition de cette mise en scène en style Belle Époque. Le spectacle destiné au jeune public présentera, bien évidemment, l’histoire de l’opérette et son esprit pétillant aux enfants.
La voix humaine est l’opéra à l’affiche au mois de mars : une tragédie lyrique en un acte, un véritable tour de force conçu par Poulenc sur un livret de Jean Cocteau. L’Intermezzo Le secret de Suzanne s’enchaine dans les mêmes soirées : une œuvre en un acte de l’Italo-Allemand Wolf-Ferrari autour d’un symbole- fétiche de la modernité : la cigarette. Ce mois de mars à l’Opéra comique s’annonce intéressant aussi du point de vue des rencontres et des colloques qui parsèment la programmation autour de l’opéra : le chant français, et la spécificité de la langue française dans ses déclinaisons musicales est le sujet autour duquel se déroule le colloque du 21 et 22 mars;  mais on signale aussi la rencontre mozartienne pour le jeune public le samedi 30 mars.
La Cendrillon de Pauline Viardot est l’opéra à l’affiche au moi d’avril : cette compositrice, interprète et animatrice de la vie culturelle française de la deuxième moitié du XIX ème siècle a offert une version féminine et intimiste de cette opéra juste deux ans après la mise en scène spectaculaire de Massenet. Une version sans prologue sera présentée au jeune public et une rencontre autour des figures féminines dans l’univers musical animera une journée-débat le samedi 20 avril.
Une aventure à la saveur orientale ferme la saison de l’Opéra Comique en mai : tiré du répertoire infini de Mille et une nuit, Mârouf reporte sur scène les atmosphères picaresques de dérivation coloniale, en conjuguant l’élégance de la musique française aux mélodies évocatrices de l’Orient. Le thème de l’altérité et la figure de l’étranger dans le monde du théâtre et de l’opéra est le sujet des rencontres prévues pour ce mois d’avril.

Les mille et une nuit et leur magie jamais épuisée seront partagées aussi par le jeune public : c’est sur cette atmosphère fabuleuse que la saison de l’opéra comique 2012/13 s’achèvera et nous donnera rendez-vous à l’hiver suivant.

Sport et culture, la chronique de Gilles Cohen-Solal
Freddie Mercury et Michael Jackson bientôt en duo
Celeste Bronzetti

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *