Politique culturelle

Le CNC lance un nouveau programme de restauration

Le CNC lance un nouveau programme de restauration

12 février 2020 | PAR Zoé David Rigot

Le Centre National du Cinéma et de l’image animée, qui soutient les projets audiovisuels en finançant « les créateurs d’aujourd’hui et de demain » continue sa mission de restauration du patrimoine cinématographique en se dirigeant vers le mécénat, une nouvelle source nécessaire de financement.

En 2012, le CNC, qui a entre autres pour mission la transmission, la diffusion et la préservation de la mémoire du cinéma, avait déjà lancé un vaste plan de restauration et de numérisation du patrimoine cinématographique, parvenant à restaurés 1200 films, tous désormais numérisés et donc conservés pour les générations à venir. Le coût de cette entreprise s’est élevé à 68 millions d’euros, c’était donc un bon début !

Seulement, tous les trésors cinématographiques qui font l’Histoire n’ont pas pu être rafraîchis. Sur un fond de 9500 longs métrages et 4000 courts métrages, le CNC a réalisé avec l’aide d’experts une listes de 1836 films de 480 réalisateurs, œuvres phares dont le tour est venu d’être restaurés. Il s’agit d’œuvres phares qui ont marqué leur époque ou qui ont été oubliées « faute de visibilité », comme l’indique le Centre National du Cinéma. Ces films nous viennent du temps de la naissance du cinéma jusqu’à la fin du XIXème siècle – comme les films des Frères Lumière sur support nitrate -, puis le panel s’élargit jusqu’à la fin du XXème siècle. Ces œuvres cinématographiques dont la date de sortie en salle est antérieure à dix ans représentent des repères culturels importants et indispensables dans l’histoire du cinéma. Ce patrimoine ne peut en aucun cas disparaître !

Le cinéma est universel, il touche tout le monde et tous les publics, aussi c’est un support précieux des témoignages et états d’esprit de chaque époque dont il est représentatif.

C’est pour ce faire que le CNC propose ses oeuvres au mécénat : on parraine un ou plusieurs films afin qu’ils soient conservés. Les ayants droits « devront autoriser le CNC à restaurer leur film et les financeurs privés bénéficieront de contreparties, comme leur nom au générique par exemple, mais surtout d’un avantage fiscal de 60 % du montant du don pour les entreprises et de 66 % pour les particuliers », souligne Nicole Vulser, journaliste pour le Monde dans son article.

La liste des films, qui contient par exemple Fêtes Galantes de Jean Aurel (1949) et La belle captive d’Alain Robbe-Grillet (1983) est disponible sur la page où vous pourrez trouver toutes les informations.

 

Visuel : logo du CNC.

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Zoé David Rigot

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