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L’appli Confession ou la religion 2.0

L’appli Confession ou la religion 2.0

11 février 2011 | PAR Yaël Hirsch

42e des meilleures  ventes i-tunes, et à télécharger pour 1.99 euros, l’application “Confession: a Roman Catholic App” permet aux croyants de se confesser par le biais de leur smartphone. Par la voix de son porte-parole, Federico Lombardi, le Vatican vient de rejeter cette version hi-tech de l’acte de pénitence « qui demande nécessairement un rapport de dialogue personnel entre le pénitent et le confesseur et l’absolution de la part du confesseur présent ». Et pourtant l’appli « confession » est un programme évolutif et personnalisé qui a reçu l’aval d’un diocèse de l’Indiana.

Trois jeune prêtres de South Bend (Indiana, USA) ont paradoxalement eu l’idée de créer l’application « Confession » en écoutant le pape appeler les jeunes clercs à moderniser l’Église en donnant au web « une âme » et en propageant la bonne nouvelle de la foi sur les blogs, les sites, et les plate-formes vidéo et sociales. L’application « Confession » est évolutive et entraîne pas à pas le croyant à travers les dix commandements pour que celui-ci fasse le bilan de ses pêchés. Elle est également personnalisée puisqu’elle demande à l’utilisateur de rentrer son âge, son genre, et sa fonction. Ainsi, si une femme veut aussi se déclarer prêtre, l’application lui répond que « le sexe et la vocation sont incompatibles ». Pour faire pénitence sur les manquements au fameux sixième commandement catholique :  « la pureté  tu observeras, en tes actes soigneusement », une jeune fille de 16 ans se verra demander si elle a traité son corps et celui des autres avec pureté et respect, tandis qu’un homme dans la force de l’âge devra répondre la question abrupte de savoir s’il a cédé à la tentation de se masturber.
Si l’application permet la confession, l’absolution ne peut s’obtenir qu’à l’Église et les ingénieux inventeurs de cet outil l’ont paramétré en espérant qu’il encouragerait les croyants à se rendre plus souvent à l’Église.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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