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L’interview confinée de Sébastien Delot : «La communication en période de confinement laissera des traces pour la suite»

L’interview confinée de Sébastien Delot : «La communication en période de confinement laissera des traces pour la suite»

29 avril 2020 | PAR Laetitia Larralde

Sébastien Delot, Directeur du musée du LaM à Villeneuve d’Ascq, s’est prêté au jeu de l’interview confinée. Quand l’incertitude et la préparation à la réouverture cohabitent dans une vision renouvelée du futur de son musée.

Comment allez-vous ?
Bien, en famille.

Est-ce que vous sortez encore un peu ou bien êtes-vous totalement enfermé?
Je sors uniquement pour faire les courses.

Quelles sont vos routines culturelles pour diminuer l’angoisse ?
Travailler. Travailler. Lire et écouter de la musique.

Quels projets ont été repoussés ou suspendus ? Jusqu’à quand ?
Le projet Guillermo Kuitca a été décalé à mai 2021. Il nous aurait été impossible de le mener. Guillermo vit à Buenos Aires et dans ce contexte nous ne pouvons pas avoir de certitudes. Tout est prêt, la liste, le parcours … Le projet des Secrets de Modigliani a été décalé au mois de mars 2021 car les analyses et recherches sont suspendues. Le projet Surréalisme et Art Brut a été décalé de l’automne 2021 à février 2022, nous ne sommes pas en mesure de solliciter les prêts dans les temps impartis. Nous devons également être prudents quant aux impacts budgétaires. Le projet avec le CNAP a dû être annulé cet automne car trop d’incertitudes demeurent.

Quel est l’impact du confinement sur votre musée ?
La difficulté de devoir piloter les choses à distance. La nécessité de faire un bond technologique. Balayer nos habitudes pour inventer de nouvelles formes de relation au public, notamment.

Avez-vous mis en place des nouvelles façons de partager les collections et expositions du musée avec le public ?
La place du numérique avait été, depuis près d’un an, l’objet d’une attention particulière. C’est aujourd’hui d’autant plus le cas. La communication en période de confinement laissera des traces pour la suite. C’est une nouvelle étape que les musées franchissent. Ateliers en ligne, pépites, stories …, le LaM mène une politique active et généreuse à l’égard de ses publics. C’est aussi l’occasion de dépasser l’ancrage territorial en permettant d’accroître fortement la notoriété du musée.

Pensez-vous que le confinement aura des répercussions sur la création artistique contemporaine ?
Cela va dépendre de la durée et des impacts qui vont s’en suivre. Une certitude est que les répercussions ne sont pas les mêmes dans le domaine du spectacle vivant ou dans celui des arts plastiques. Cependant cela va avoir un impact quant à la question de notre accueil des publics et de nos actions culturelles.

Pour passer à des sujets plus légers, quel est le défaut qui s’est révélé dans les premiers jours du confinement ?
La difficulté à s’organiser entre vie de famille, faire la classe et travailler à temps plein.

La chose la plus incongrue que vous ayez faite pour vous occuper ?
Faire un atelier marionnette pour ma fille de 7 ans.

L’activité que vous avez découverte ?
Les posts du violoniste Renaud Capuçon.

Quels sont vos espoirs et envies pour l’après confinement ?
Poursuivre – de la nature et tout changer.

visuel : ©Alexandre Traisnel

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Laetitia Larralde
Architecte d'intérieur de formation, auteure de bande dessinée (Tambour battant, le Cri du Magouillat...)et fan absolue du Japon. Certains disent qu'un jour, je resterai là-bas... J'écris sur la bande dessinée, les expositions, et tout ce qui a trait au Japon. www.instagram.com/laetitiaillustration/

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