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Italie : Une fresque avec Mahomet sous protection

Italie : Une fresque avec Mahomet sous protection

21 janvier 2015 | PAR Audrey Altimare

Les extrémistes de l’Islam radical auraient trouvé une nouvelle cible. Après s’être attaqués à la rédaction de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier, les islamistes radicaux voudraient aujourd’hui s’attaquer à une fresque de la basilique San Petronio de Bologne représentant le prophète Mahomet, oeuvre du peintre Giovanni da Modena. 

Depuis le 15 janvier, la ville de Bologne a intensifié le dispositif de sécurité autour de la basilique San Petronio. Le nombre de policiers a été augmenté autour du bâtiment et des détecteurs de métaux ont été mis en place. La fresque avait déjà été mise sous protection après les attentats du 11 septembre 2001.

Datant du Quattrocento, les quatre fresques d’inspiration biblique ont été réalisées par le peintre Giovanni da Modena. Celle du Jugement Dernier représente le prophète Mahomet torturé par le diable. Inspirées de L’Enfer de Dante, ces peintures ont déjà échappé à deux attaques djihadistes en 2002 et 2009. Le Maire de la ville de Bologne, Virginio Merola, a ainsi déclaré, « je pense […] que la ville de Bologne, ne peut pas et ne doit pas avoir peur ».

D’après le Figaro, les menaces s’étaient estompées depuis quelques années. Les intellectuels musulmans s’étaient même prononcés en faveur des fresques en précisant qu’elles dataient du XVème siècle et qu’elles appartenaient par conséquent à l’Histoire.

Dans le Coran, l’interdiction de représenter le prophète n’est jamais mentionnée. Cependant dans un entretien accordé à Francetvinfo, Mohammed Moussaoui, président de l’union des mosquées de France, a déclaré, « la plupart des écoles juridiques musulmanes considèrent qu’on ne peut représenter ni Mahomet ni les autres prophètes tels que Jésus, Moïse, Noé… ». Pour lui, la raison est simple, « un humain n’a pas la capacité de représenter fidèlement le Prophète ».

Cependant cette règle ne s’applique qu’à des musulmans. L’imam d’Alfortville, Abdelali Mamou, raconte, « Charlie Hebdo et les autres journaux qui ne sont pas des journaux musulmans ne sont pas concernés. Je n’ai pas à leur imposer les lois et les préceptes de la religion musulmane ».

visuel: Basilique San Petronio de Bologne Wikimedia.

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