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Google garde son libre-arbitre

Google garde son libre-arbitre

02 juin 2014 | PAR Alexander Mora-Mir

Après la secousse de Mario Costeja Gonzàlza avec sa demande de droit à l’oubli, Google a décidé vendredi de mettre en ligne un formulaire de « droit à l’oubli ». Dans les 24 heures qui ont suivi, c’est 12 000 demandes d’oubli que le géant américain a reçu !

google

Un porte-parole de l’entreprise en Allemagne, déclare que pour se conformer à une décision de justice européenne datant de mi-mai, estimant que les particuliers avaient le droit de faire supprimer des résultats de recherche des liens vers des pages les concernant, comprenant des informations obsolètes ou inexactes, un formulaire en ligne « droit à l’oubli » a entraîné dans les 24 heures pas moins de 12 000 internautes voulant se faire oublier (d’après le journal allemand Der Spiegel).
C’est sans surprise qu’ils ont suivi les pas de l’espagnol Mario Costeja Gonzàlza, lui qui a réussi précédemment à se faire oublier, mettant Google dans l’embarras. Pour en savoir plus, cliquez-ici.

Bien évidemment, ces 12 000 Européens n’obtiendront pas tous gain de cause. En effet, Google examine minutieusement chaque demande, qui doit être accompagnée d’une copie de la carte d’identité, se réservant ainsi le droit de ne pas répondre favorablement aux demandes des utilisateurs. Possédant toujours son libre-arbitre, si la demande est acceptée, Google, supprimera les liens associés aux noms en temps voulu (on ne connait pas les délais que mettront les liens à disparaître), mais pas le contenu. Celui-ci restera donc hébergé par le site, mais sortira du référencement opéré par Google.

Le droit à l’oubli numérique préoccupe de plus en plus les internautes, soucieux de contrôler leur réputation en ligne, ainsi que la protection de leurs données personnelles. Avec les différents réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Linkedin, Viadeo…) il est désormais très simple de trouver une personne et de s’en faire une idée.

Le feuilleton Google n’est pas prêt de se terminer, puisque l’image que l’on se crée au fil du temps, ne doit pas se trouver entachée par de fausses informations les concernant, et les « demandes d’oubli » ne risquent pas de passer à la trappe.

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Alexander Mora-Mir

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