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Disparition de l’Académicien René de Obaldia

Disparition de l’Académicien René de Obaldia

01 février 2022 | PAR Marion Allard-Latour

René de Obaldia, l’une des plus grandes plumes des XXème et XXIème siècles s’est éteint à l’âge de 103 ans, le 27 janvier dernier.  Retour sur quelques épisodes marquants d’une vie et d’une carrière hors normes.

Issu d’une famille d’hommes politiques et de diplomates (l’un de ses aïeux fut le second président de la République du Panama), le jeune René de Obaldia, né en 1918 à Hong Kong, a préféré se tourner vers les lettres. Sa carrière, débutée dans les années 1940, est aussi éclectique que foisonnante. Du recueil de poèmes Midi (1949) à son élection à l’Académie française en 1999 en passant par son roman prémonitoire Le Centenaire (1959), Obaldia n’aura eu de cesse d’être un véritable touche à tout. Au début des années 1960, il se joint à l’équipe du TNP  et collabore ainsi avec le maître des lieux Jean Vilar, Ionesco et Beckett. 

Reconnaissance de ses pairs

Lauréat d’une vingtaine de prix littéraires dont le prix Marcel Proust pour son Exobiographie en 1993 et un Molière d’honneur la même année, celui qui était qualifié « d’inventeur du langage », comptait parmi ses illustres amis Alain Robbe-Grillet ou Roland Barthes.

Outre son activité première, Obaldia s’est aussi essayé à la chanson en tant que parolier de Luis Mariano. En 1951, le réalisateur Guy Lefranc lui offrit un petit rôle dans le dernier film de Louis Jouvet, Une histoire d’amour. Côté famille, sa cousine n’était autre que l’actrice Michèle Morgan.

Ces dernières années, René de Obaldia continuait de se consacrer à l’écriture. Son dernier ouvrage Perles de vie (2017) rassemble ses pensées et autres citations. En guise d’au revoir, il adressait à ses lecteurs ces dernières phrases :  » Je vais bientôt me quitter. Oui, disparaître de cette planète ».

Visuel : © Wikimedia Commons

 

 

 

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