[Live report] SUM 41 au Trianon

23 février 2016 Par Simon Théodore | 0 commentaires

Après plusieurs années d’absence, Sum 41 fêtait son grand retour et posait ses valises à Paris pour deux dates exceptionnelles au Trianon. À l’occasion de ces deux concerts affichés complets en quelques minutes, les Canadiens étaient accompagnés de Hollerado et de Newdrive. C’est donc avec une immense joie que Toute La Culture a assisté, ce 22 février, à la première des deux représentations.

Le rendez-vous était fixé à 19h30. Une fois arrivé devant la salle, une centaine de personnes patiente, sous le crachin, au milieu du boulevard de Rochechouart. Pourtant à l’heure, on ne verra que les dernières secondes du show très rock des Canadiens Hollerado. La fosse est déjà blindée et il semblera que cette formation ait déjà commencé à faire vibrer les planches du Trianon.

Après quelques minutes de pause, Newdrive prendra la relève et commencera à véritablement remuer la foule. Les lumières s’éteignent donc pour la seconde fois de la soirée. Seul éclairé, le batteur, qui s’avèrera bien excité sur son instrument, martèle ses futs tandis que ses acolytes débarquent sur scène. Casquette à l’envers, tee-shirt Thrasher et bras bardés de tatouages, il n’y a pas de doute sur le fait que ces musiciens évoluent dans un registre skate punk associé à d’autres influences plus pop rock. Décidé à enflammer le public, le chanteur guitariste n’hésitera pas à se mettre en avant et à délaisser son instrument pour venir côtoyer les fans du premier rang lors de « Away from Home », extrait de l’album à venir Closed Doors and Broken Mirrors. Bien que les différents titres apparaissent assez répétitifs et redondants, force est de constater que l’audience sera réceptive et appréciera le show. Ainsi, le parquet de ce théâtre ne cessera de trembler et, entre chaque chanson, le quatuor sera acclamé. L’ultime et efficace « Broken Heart and Bones » finira d’échauffer l’assemblée et, à la demande du frontman, les premiers pogos et autres slams marqueront le début de la fête…

Pour certains, l’entracte sera bien méritée. La fosse est à présent remplie à son maximum. Alors que la batterie à l’effigie de la tête d’affiche est dévoilée, le « Killing in the Name » de Rage Against The Machine résonne dans cette magnifique salle de concert. À voir le nombre de têtes qui se délient et qui chantent les paroles, les kids sont prêts à accueillir les Sum 41. Après plusieurs années de traversée du désert et quelques changements de line-up, c’est avec beaucoup d’appréhension que l’on attendait leur grand retour. Tous les doutes seront rapidement écartés par un groupe enchaînant les hymnes. Il est un peu moins de 21h. La salle est une dernière fois plongée dans le noir. Les riffs de Metallica surgissent des enceintes et, à peine le groupe installé, on comprendra que les murs de la salle trembleront pendant un moment…

Dans le pit, les bières et les portables vacilleront sous les riffs d’« Over my Head (Better Off Dead) » et de « The Hell Song » en ouverture de set. Le public saute dans tous les sens, connaît les paroles sur le bout des lèvres et une pancarte demandant au chanteur de sauter dans le public est levée en l’air. Les pull-overs volent et les corps se rentrent dedans. À l’évidence, le mot d’ordre est à la fête ! Ce soir, le quintet a choisi d’interpréter ses titres les plus forts. En effet, sur la vingtaine de morceaux jouée, une large place est laissée à ceux des trois premiers albums (Hall Hour of Power, All Killer No Filler, Does This Look Infected ?). Sans aucun doute, le jeu de scène des musiciens est calibré et Sum 41 est bien décidé à livrer une prestation des plus efficaces. Lors des quelques soli, David Baksh, vêtu d’un tee-shirt Black Flag, fera le show. Aussi, Derick Whibley prendra soin d’interagir, à de nombreuses reprises, avec un public en délire. De plus, « King of Contradiction » sera l’occasion pour le batteur de s’exercer à l’art du solo. Plus qu’un simple punk d’ado, la musique de Sum 41 est enrichie de passages de rap et de riffs s’inspirant du heavy metal. D’ailleurs, en plus de proposer de véritables instants de communion durant lesquels la foule chantera en chœur, le titre « We’re All to Blame » sera dédié aux fans de métal. De manière plus originale et à la suite de « What We’re All About » (présent sur la bande originale de Spider Man), les Canadiens interpréteront une version punk du fameux « We Will Rock You » de Queen. Finalement, « Still Waiting », « In Too Deep » et, lors du rappel, « Fat Lip » feront trembler une dernière fois les murs de la salle et enflammeront, de manière épique, les derniers timides.

En somme, la soirée fut réussie. Si la pertinence musicale de ce genre de punk sera toujours critiquée par certains, il n’empêche que, malgré les années, Sum 41 reste l’un des fers de lance du genre et il sera intéressant de les revoir sur les devants de la scène avec, pourquoi pas, un nouvel album studio à défendre. Merci donc à Nous Productions, aux artistes et, surtout, au public venu faire chavirer cette salle du Trianon.

Visuel : (c) Affiche du concert.


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