[Live report] Apocalyptica, Amon Amarth et Korn au Download Festival

15 juin 2016 Par Simon Théodore | 0 commentaires

Le week end dernier, la première édition française du Download Festival se déroulait à l’hippodrome de Longchamp. Habituellement réquisitionné par le Solidays, cet immense terrain de course accueillait, cette fois, les amateurs de rock et de métal. Malgré une météo mitigée, le son des guitares saturées a rythmé la vie des festivaliers. Retour en texte et en images sur la journée du samedi…

Apocalyptica : du métal sans guitares électriques

Il est 14h30. Apocalyptica débute son set avec « Reign of Fear », extrait de Shadowmaker. Originaire de Finlande, ce groupe connu pour ses reprises de Metallica interprétées au violoncelle n’a cessé de grossir ces dix dernières années. En adaptant ces instruments à cordes frottées aux techniques de la musique métal, ce trio permet de se mettre en jambe tranquillement. Loin de la fureur des guitares électriques, le concept de la formation est marqué par une originalité certaine. Si certaines de leurs compositions originales manquent de puissance pour un concert en plein air, force est de constater que ces nordiques maîtrisent leur art et sont dotés d’une belle présence scénique. Très attendues, les premières reprises de Sepultura (« Refuse/Resist », « Inquisition Symphony ») permettent aux metalheads de headbanguer ensemble. La folie gagne finalement la foule lors du mythique « Seek and Destroy » (Metallica) durant lequel les paroles du refrain sont chantées à l’unisson. « Hall of the Mountain King » marque la fin d’un set agréable.

Sur la stage 2, la prestation des Français Mass Hysteria restera dans l’histoire de ce festival. En effet, le guitariste et le chanteur n’hésiteront pas à se joindre à la fosse pour un circle pit d’anthologie. À l’instar de « Heavy Metal Thunder », Saxon enchaînera ensuite ses titres phares et ravira les métalleux des plus anciennes générations. À voir le nombre de tee-shirts à l’effigie du groupe suivant, les Japonais Babymetal étaient très attendus. Le concept de ce groupe est travaillé et, sans aucun doute, leur mélange de J-pop et de métal leur a permis de créer le buzz. Malheureusement, la prestation aura trente minutes de retard et sera plus que décevante.

Amon Amarth : l’invasion Viking

La journée passe vite et il est déjà temps d’accueillir les guerriers Vikings d’Amon Amarth. Leur concert sera l’un des meilleurs du festival. Des proues de drakkars sont disposées de part et d’autres de la batterie et dévisagent le public. Dès les premiers riffs de « The Poursuit of Vikings », on comprend que la prestation sera guerrière. « Bienvenue à notre fête Viking ! » clame le colosse Johan Hegg avant de lancer « First Kill », titre d’ouverture du dernier album Jomsvikings. Des flammes surgissent alors du bas de la scène et de la fumée se dégage du décor. Afin de renforcer la dimension épique du show, les deux guitaristes montent sur les têtes de dragons pour exécuter les riffs les plus acérés de « Death in Fire ». Le ragnarök s’abat sur le pit et la violence fait rage. Les nombreux slameurs s’envolent tandis que ceux qui préfèrent les mêlées générales retournent littéralement la terre. Telles deux hordes barbares s’élançant dans la bataille, les métalleux en transe offriront un wall of death spontané durant l’ultime « Twilight of the Gods ». En somme, à l’aide d’une setlist extrêmement bien préparée, d’une mise en scène impressionnante, et devant un public acquis à leur cause, la formation de viking metal a fournit un excellent concert !

Après un show d’une telle intensité, Biffy Clyro prend la relève sur la main stage. Emmené par un Simon Neil déjanté, les Écossais produisent une belle prestation de rock alternatif. De l’autre côté du site, on prendra plaisir à écouter les riffs du célèbre guitariste Dave Navarro et de son groupe Jane’s Addiction. Pour l’occasion, des danseuses se déhancheront sur la scène et feront monter la température d’un cran.

Korn au sommet !

Il est 22h, la grande scène est enfin prête à accueillir Korn. La mise en scène est sobre et le fameux porte micro du chanteur, dessiné par l’artiste H. R. Giger est installé. « Right Now » et « Here to Stay » ouvrent le bal. L’accordage très bas des guitares rend l’atmosphère très lourde. En quelques secondes, les fans sont projetés quinze en arrière. Visiblement en forme, ces pionniers de la scène neo metal enchaînent les tubes devant une audience ravie (« Somebody Someone », « Falling Away From Me »). Comme à son habitude, Jonathan Davis prend sa cornemuse pour lancer l’introduction de « Shoots and Ladders ». Extrait du premier album (Korn, 1994), ce titre se terminera par les blasts de la reprise de « One » (Metallica). Un grand moment durant lequel les jeux de lumières sont impressionnants. Avant de lancer le mythique « Blind », repris en chœur par l’assemblée, Ray Luzier, qui officie derrière les futs depuis 2007, exécute un solo de batterie. La magnifique reprise de Pink Floyd (« Another Brick in the Wall ») clôture finalement cette intense prestation. Bénéficiant d’un bon son et donnant l’occasion aux nostalgiques de se défouler, les Californiens auront prouvé que le neo metal n’est pas encore devenu un registre métallique à mettre aux oubliettes…

En marge des concerts, on mentionnera la bonne organisation du festival au niveau logistique. À l’évidence, le nombre impressionnant de bars et de stands pour manger offrira aux festivaliers la possibilité de se restaurer dans de bonnes conditions. En quittant l’hippodrome de Longchamp, c’est donc avec une impatience certaine que l’on attendra la dernière journée et la venue des monstres allemands Rammstein.

Visuels : (c) MSK


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