Décès de l’écrivain américain Jim Harrison

28 mars 2016 Par Amel Bouziani | 0 commentaires

Il fut un monument de la littérature américaine, Jim Harrison s’est éteint le samedi 26 mars à 78 ans, à la suite d’une crise cardiaque, dans son domicile de Patagonie, Arizona.

Le décès du romancier et poète américain a fait tremblé de nombreux écrivains, politiciens sur les réseaux sociaux et médias. Ils ont salué son épicurisme, son amour pour les belles lettres. Jim Harrison était facilement reconnaissable : borgne, disposant d’une réelle prestance, une silhouette imposante, doté d’un grand appétit. Couronné du surnom « Gargantua Yankee », il réincarnait l’esprit de Rabelais.

Les réactions de quelques célébrités dont également la ministre de la culture :

 

 

Amoureux de la nature

Né en 1937, il passe son enfance au contact des bois, de la faune et la flore. Il avait à lui seul cette capacité d’admirer la beauté de la Nature, dont il était fortement attaché, pour la retranscrire dans toute sa splendeur. Les paysages sauvages étaient sa force, son inspiration. Mais il avait aussi ce talent, tel un Hemingway, de dépeindre la complexité humaine et sa violence. Son oeuvre place l’homme au coeur d’une ample création. Jim Harrison fut également marqué par la perte de son père et de sa soeur dans un accident, âgé alors de 25 ans. Cet épisode tragique est partagé dans son autobiographie En Marge, alors qu’il écrit en même temps pour Hollywood.

Pour Patrice Hoffmann, son éditeur, Jim était « le seul auteur à avoir autant écrit sur certains sujets de l’Amérique éternelle, de l’Amérique profonde, des grands espaces. Ses romans sur ses amis, les Indiens, la nature…. je crois que c’est ça qui le passionnait vraiment » (interview, France Info)

Son entrée en littérature il l’a fait par la poésie en 1965. Puis il publie son premier roman en 1971, Wolf : Mémoire Fictifs. Son premier succès littéraire sera le recueil Légendes d’automne (1979), adapté au grand écran par Edward Zwick en 1994, avec Brad Pitt dans l’un des premiers rôles.

Jim Harrison et la France

Patrice Hoffmann a ajouté que « son goût de la bonne chair en fait un auteur très très proche des français ». Jim Harrison savourait la gastronomie, surtout française. Habitué des festivals littéraires (à America de Vincennes ou à Étonnants voyageurs de Saint-Malo) on pouvait le voir s’adonner aux différents menus en terrasse des restaurants). Mais outre les restaurateurs, il côtoyait des écrivains, des paysans. On pouvait le voir à la télévision dans « La Grande librairie » qui est allée à plusieurs reprises le visiter dans ses terres.

« Big Jim », autre surnom, laissera derrière lui quatorze romans et dix recueils de poésie.

visuel – Jim Harrison © Maryellenmark.com


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