[Critique] « Belle d’amour » de Franz-Olivier Giesbert

2 août 2017 Par
Terence Gerber
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Auteur de nombreux romans historiques à succès, Franz-Olivier Giesbert s’est encore fait remarquer avec son petit dernier : Belle d’amour. Avec un air de déjà-vu, cependant, celui qu’on surnomme « FOG » nous fait découvrir l’épopée vécue par Tiphanie au temps des croisades. Suivant un style bien à lui, l’auteur immerge le lecteur dans la vie d’une femme qui doit faire face à son quotidien.

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À travers ce roman, Franz-Olivier Giesbert nous fait découvrir les joies d’être une femme de basse naissance au XIIIe siècle. Tiphanie, qui a eu le malheur de naître belle, peine à s’épanouir dans un monde où les hommes ne sont que le reflet de leurs pulsions sexuelles. Elle s’en tire finalement grâce à une série d’amants qui ont su jouer de leurs atouts à l’élever de cette pauvreté endémique.

De là, une multitude d’événements se suivent, faisant bouillonner la marmite imaginaire du lecteur. Effectuant deux croisades, au crochet de Louis IX, Tiphanie nous fait voyager aux confins du monde chrétien. Ces événements sont aussi une fenêtre de réflexion quant aux principes religieux et leurs différends.

Pour les fans de FOG, on peut imaginer Tiphanie comme étant l’ancêtre de Rose, le personnage principal d’un autre de ses romans : La cuisinière d’Himmler. D’ailleurs, comme feu Balzac, l’auteur a repris quelques personnages de ce dernier afin d’en imprégner leur identité.

Des personnages accrocheurs, mêlé de réflexions philosophiques intemporelles, Belle d’amour est parfait pour les personnes en quête de transcendance historique.

Franz-Olivier Giesbert, Belle d’amour, Gallimard, 384 p., 21 euros.

Visuel : couverture du livre