Les sorties cinéma de la semaine du 26 avril

26 avril 2017 Par
Bénédicte Gattère
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Des aventures des Gardiens de la Galaxie des Marvel Studios aux productions françaises, en passant par le nouveau film de la dramaturge et réalisatrice franco-algérienne Rayhana, la rédaction fait pour vous le tour d’horizon de ce qui sort ce mercredi dans les salles obscures.

Les Gardiens de la Galaxie 2, de James Gunn, [science-fiction, action] (2h18)

Nous l’avions vu en avant-première pour vous (lire l’article) : cette suite des aventures sur grand écran des héros des comics Marvel s’annonce truculente ! Beaucoup d’effets donc, spéciaux, humoristiques et qui nous tiennent en haleine : les studios Marvel ont mis les moyens pour réaliser cette grosse production, et ça se voit à  l’écran. Ce volume 2 mise sur l’humour et nous prouve que les héros, les vrais, peuvent sauver la galaxie non pas une fois, mais même deux !

Django d’Etienne Comar [biopic] (1h55)



Toute la culture était à la dernière Berlinale
et a vu Django, le film d’Etienne Comar qui avait ouvert le festival et sort cette semaine dans les salles françaises. Il s’agit d’un biopic intelligent et juste sur la vie du grand musicien Django Rheinhart, promoteur du jazz manouche. Reda Kateb se livre une nouvelle fois à un jeu d’acteur d’une grande subtilité. Complètement absorbé par le personnage qu’il incarne, il a dit au moment du tournage que « plus on est entré dans le tournage, plus [il s’est] senti entouré par lui et plus [il l’a] rencontré plus il est devenu opaque à mes yeux », pour finalement rendre un personnage tout en finesse et en contradictions qui évolue tout au long du film.

Et grâce à notre jeu-concours, vous pouvez même gagner des places pour aller voir le film !

La Morsure des dieux, de Cheyenne-Marie Carron [drame] (2h05)

Avec ce long-métrage, la cinéaste Cheyenne-Marie Carron signe une ode à la terre particulièrement sobre et juste (lire notre article). Dans le pays basque, la vie du jeune Sébastien croise celle du vieux Lucien, puis celle de Juliette. Ce film raconte avec une grande pudeur la difficulté de la vie d’agriculteur, l’attachement à la terre et la quête de chacun vers plus de vérité.

À mon âge, je me cache encore pour fumer de Rayhana [drame] (1h30)

Rien n’est facile en ce monde, en particulier pour les femmes. C’est au hammam que toutes se retrouvent, quel que soit leur âge, quelles que soient leurs convictions ou leur place dans la société. Et c’est là, dans ce lieu reclus que justement, la société, – en l’occurrence la société d’Alger – se raconte le mieux. À travers cette série de portraits de femmes se dessinent la violence de ce qu’elles ont pu vivre (mariage forcé, mari paresseux et encombrant, liberté entravée) mais aussi l’âpreté de la vie, tout simplement. Ce film adapté de la pièce éponyme qui avait déjà connu un beau succès aux Métallos mais qui avait valu à la jeune femme d’être victime d’une tentative de meurtre en France en 2010 est un film magnifique, qui en dit long sur la cherté des libertés acquises par les femmes.

Aurore de Blandine Lenoir [Comédie] (1h29)

Avec Aurore, la réalisatrice française Blandine Lenoir signe une comédie réussie (lire notre article). Agnès Jaoui y incarne une femme qui a la cinquantaine passée et que la société aimerait bien mettre sur une voie de garage mais, c’est sans compter sur l’humour et l’énergie de l’héroïne !

Adieu Mandalay, de Midi Z [drame] (1h48)

Ce film de Midi Z, jeune réalisateur taïwanais, nous a convaincu avec son histoire d’amour de deux jeunes travailleurs clandestins birmans émigrés en Thaïlande (lire notre article). Liangqing et Guo se sent rencontrés dans leur quotidien difficiles mais tous deux ne partage pas les mêmes aspirations, en effet, Liangqing est une jeune femme qui cherche à tout prix à sortir de sa condition… Le film se mue alors en thriller captivant. À voir !

NOMA au Japon. (Ré)inventer le meilleur restaurant au monde de Maurice Dekkers [documentaire] (1h33)

 NOMA au Japon, c’est l’histoire d’un défi gastronomique, celui du jeune chef René Redzepi : après avoir reçu son 4ème titre de meilleur restaurant du monde, le chef du NOMA à Copenhague décide de s’exporter à Tokyo . Ce film est une prouesse documentaire qui nous tient en haleine et sait nous transmettre la passion des deux chefs venus s’implanter dans la capitale japonaise (lire notre article). Plein de saveurs, il se regarde comme un véritable thriller gastronomique… un nouveau genre serait né ?

Une douce révolte, de Manuel Poutte [documentaire] (1h09)

Et pour finir notre sélection de la semaine, en ces temps de crise à la fois écologique, financière, sociale au niveau internationale, nous avons retenu ce documentaire au titre qui laisse rêveur : « Une douce révolte »… Le réalisateur est allé à la rencontre de ceux qui essaient de vivre autrement et qui sont à l’origine des démarches multiples qui se développent un peu partout en Europe, qui visent à une transformation des bases fondamentales de la société capitaliste.Des démarches qui n’en restent pas à l’indignation mais qui passent à l’action…